Séminaire en aristologie

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Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Dim 3 Juin 2012 - 17:09

Tullia a écrit:Parfait, voici donc votre premier cours, que vous avez sûrement déjà dû voir lors de votre pastorale. Travaillez bien.






Il y bien longtemps, je venais de dire ma messe dominicale, quand une foule, un peu bruyante pour ce lieu sacré, jeta au pied de l'autel un être aux yeux hagards et à la vêture des plus fantaisiste.
Mes villageois parlaient tous en même temps, mais, je finis par comprendre que, s'il m'avaient amené cet étranger, c'est que pour eux il était possédé.
Il disait que c'était sa première connexion depuis son ordinateur et qu'il cherchait la Faq ou au moins un guide pour l'aider à démarrer.

M'approchant du pauvre hère, je me rendis immédiatement compte que c'était la première fois qu'il voyait un prêtre aristotélicien, ou du moins qu'il n'avait pas une bonne opinion d'eux.

- Bonjour mon enfant, je suis, Neajdlaf ,le curé de ce village,
Comment vous nomme-t-on ?

- L'on me nomme Newbie, contrairement à mon apparence je suis un elfe magicien, à la recherche de l'anneau des anciens
Un villageois m'interpela :
- Vous voyez bien mon père, il faut appeler l'Inquisition, ou les exorcistes, il est possédé que je vous dis.

- Du calme, mon fils, l'Inquisition a d'autres chats à fouetter, son but est de lutter contre les hérétiques reconnus et non pour brûler celui qui se perd un peu.
Je sais que certains annoncent à l'enfant qui ne mange pas ses légumes que la méchante Inquisition va venir les brûler mais ce n'est pas son but ici. Quant aux exorcistes, attendons de voir ce qu'il en est de notre ami.

Le vagabond, l'air toujours aussi perdu, cria :
Bon alors on m'explique ? Et qui peut me donner un peu de sa confiance ?

-Chaque chose en son temps mon fils. Pour vous prendre pour un elfe magicien vous devez réellement avoir eu un gros coup sur la tête. Alors écoutez l'histoire de nos royaumes.
"A l'origine du monde il n'y avait que Dieu immobile et plein d'amour, il a défini l'univers et accompli une série de miracles pour arriver à la création des animaux, des plantes et des humains. Donc soit vous êtes une plante, soit un animal, soit un humain.
Ensuite Dieu n'a laissé la parole qu'aux humains et à une créature sans nom qui tente de pervertir l'humanité.
Donc comme vous ne pouvez être cette créature qui n'a que la forme des ombres, vous ne pouvez être qu'humain.

-Ah oui, je vois mais, si je le veux, je peux être magicien quand même ? rétorqua l'étranger.

-Vous pouvez utiliser des tours pour divertir les foules mais aucun humain n'a de magie en lui. Certes, certains élus semblent bien avoir réalisé des chose prodigieuse, mais c'est grâce à leur foi en Dieu et non à une quelconque magie païenne.
- Bon admettons, mais Moïse ? Il a bien fait de la magie, non ? Hein ! Là je vous tiens non ?

- Je ne connais pas ce Moïse, j'ai bien lu des textes le concernant mais c'était des textes pour distraire les anciens, comme l'histoire de Noé et autres textes anciens qui circulent parfois.

- Bien ils sont dans la Bible non ?

- Pas dans celle de l'Eglise officielle des royaumes en tout cas. Je vais vous raconter notre histoire en quelques mots :

Dieu créa l'univers. Dans l'univers, Il créa le monde. Et Il peupla le monde de diverses espèces de créatures. Mais chaque espèce se croyait la préférée de Dieu, sauf l'espèce humaine, car elle connaissait le sens de la vie: l'amour. Dieu récompensa alors les humains en les nommant "Ses enfants". Mais les enfants de Dieu s'abandonnèrent au péché, encouragés par une des créatures ainsi rejetées par Dieu, a qui Il ne donna pas de nom. Dieu punit donc Ses enfants en détruisant leur cité, et ils s'éparpillèrent. N'ayant pas compris la punition, ils s'inventèrent des dieux multiples. Alors, Dieu, pour rappeler aux humains le sens de la vie, confia Son message à Aristote. Et ce message trouva sa perfection avec Christos (parfois nommé Jiésu Christos).

Le vagabond demanda alors s'il devait oublier tout ce qu'il connaissait.

Je tentai donc de lui répondre :
- Si ce que vous croyez connaître n'est pas directement lié à l'histoire des Royaumes et que vous désirez intégrer notre vérité historique, il y a sans doute beaucoup de chose à oublier oui.
Le plus simple est parfois de tout oublier et de remettre à jour ses connaissances par des textes validés du royaume. N'oubliez pas que vous n'êtes qu'un vagabon encore il faudra du temps pour vous instruire et devenir un érudit.

Notre religion porte le nom d'église Aristotélicienne et est de source Aristochrétienne, c'est à dire qu'elle s'inspire à la fois des écrits d'Aristote, des Royaumes et de Christo.
Son message est que pour se rapprocher de Dieu il faut se rapprocher du bonheur et trouver l'amitié aristotélicienne. Cette amitié n'est pas une amitié débridée mais une amitié respectant certaines règles dont la principale est qu'elle doit être désintéressée. Bien sûr, il y a différents type d'amitiés, mais vous trouverez ça dans nos bibliothèques où par vous même.
Il y a dans chaque village un maire qui s'occupe de politique et de la gestion de la ville et surtout de son commerce. Il y a aussi un curé qui, lui s'occupe de religion et de la gestion de la foi des paroissiens.
Le curé et le maire se doivent de collaborer au bien des citoyens et si l'un des deux juges que l'autre ne remplit pas sa mission, il peut intervenir pour tenter d'arranger les choses. C'est pour cela que certains maires s'occupent de religion et que certains clercs s'occupent de politique.
Au-dessus vous avez le comte pour la politique et l'évêque pour la religion, mais vous découvrirez tout ça par vous-même, sachez juste que les guides politiques sont choisis par les citoyens lors d'élection, alors que les guides religieux sont nommés et révoqués par la hiérarchie de l'Eglise. C'est pour ça que si le peuple veut élire son curé comme Maire c'est le choix du peuple, et la hiérarchie de l'église ne ferra que veiller à ce que le clerc continue principalement à guider les citoyens sans oublier sa responsabilité de clerc.

Le vagabond semblait avoir compris.
-Ah oui, je vois, c'est plus clair déjà, et pour le reste que dois-je faire ? Pour manger ? Pour gagner ma vie ?

- Cela, mon fils, est moins de mon domaine, mais voici une liste de documents qui vous aideront à trouver votre place.

Liste de la Bibliothèque

- Merci mon ami, je vais voir si je trouve ma voie, dit le vagabond en attrapant son sac et sa bourse. Je vais de ce pas prendre contact avec les villageois à la taverne pour leur montrer que je ne suis pas possédé... et qu'ils peuvent me donner leur confiance.

Je souriai en le voyant partir, et je lui criai :
-N'hésitez pas à me contacter en cas de besoin.

J'ai appris plus tard que le vagabond était devenu un grand seigneur et que s'il n'avait pas rejoint l'église aristotélicienne au moins il n'avait pas d'idée préconçue sur elle et ne se laissait pas raconter n'importe quoi.
Il faisait ses choix en connaissance de cause et non pour faire plaisir aux chimères de la créature Sans Nom.



926 ap JC, tiré des mémoires du curé de campage Neajdlaf


Je vous demanderai ensuite de prouver votre compréhension du texte en répondant à ces questions. Je vous recommande de toujours essayer de répondre par des phrases.
  1. Qui est Neajdalf ? A quelle époque écrit-il ?
  2. Pourquoi les villageois s'adressent à Neajdalf plutôt qu'à quelqu'un d'autre ?
  3. Que reprochent les villageois au vagabond ?
  4. Quel est le rôle de l'Inquisition d'après les villageois ? Et d'après Neajdalf ?
  5. Quel est le rôle de la Créature sans nom ?
  6. Qu'est-ce que la Bible d'après le vagabond ? A-t-il raison et pourquoi ?
  7. Qu'est-ce qui différencie les hommes des autres espèces vivantes ?
  8. Pourquoi Dieu punit-il les Hommes ?
  9. De quoi s'inspire la religion aristotélicienne ? Quel est son message principal ?
  10. Que nous prouve ce texte ?

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Theudbald a écrit:1.Qui est Neajdalf ? A quelle époque écrit-il ?
Neajdalf est le curé du village, en l'an 926.

2.Pourquoi les villageois s'adressent à Neajdalf plutôt qu'à quelqu'un d'autre ?
Ils s'adressent à lui, car ils pensent avoir trouvé un cas de sorcellerie, et que ce genre de chose relève de l'Eglise, dont le curé est le représentant dans le village.

3.Que reprochent les villageois au vagabond ?
Ils lui reproche de prétendre pratiquer la magie, de ne pas être humain, et d'user d'un vocabulaire étranger aux Royaumes.

4.Quel est le rôle de l'Inquisition d'après les villageois ? Et d'après Neajdalf ?
D'après les villageois, l'Inquisition brûle les sorciers. D'après Neajdalf, l'Inquisition s'occupe de traduire en justice les hérétiques avérés.

5.Quel est le rôle de la Créature sans nom ?
Le rôle de la Créature sans nom est de détourner les humains du chemin de la vertu par la tentation.

6.Qu'est-ce que la Bible d'après le vagabond ? A-t-il raison et pourquoi ?
La Bible du vagabond doit être une invention du sans nom qui lui aura été soufflée, ou bien un livre qui aurait été écrit dans des temps anciens. Il a possiblement raison, mais peu importe. Cette Bible dont il parle n'a rien d'officiel et ne peut être invoquée en argumentation.

7.Qu'est-ce qui différencie les hommes des autres espèces vivantes ?
Les hommes sont doués de parole ; chaque espèce se croit la préférée de Dieu, exceptée l'espèce humaine.

8.Pourquoi Dieu punit-il les Hommes ?
Parce que les hommes ont prêté l'oreille au sans nom et se sont détournés de la vertu.

9.De quoi s'inspire la religion aristotélicienne ? Quel est son message principal ?
La religion aristotélicienne s'inspire des prophètes Aristote et Christos.
Som message principal est la recherche du bonheur.


10.Que nous prouve ce texte ?
Que l'Inquisition s'occupe de sujets vraiment graves.
Qu'il faut tâcher de comprendre les étrangers et ceux qui écoutent à leur insu le sans nom, car ils peuvent être remis dans le droit chemin.
Que les villageois s'emportent vite pour pas grand chose et qu'il convient de les modérer.

Tullia a écrit:Voilà un bon devoir, néanmoins, j'aurais quelques petites rectifications à ajouter.
A la septième question, vous auriez pu dire que les hommes sont aussi les enfants du Très Haut.
Pour la neuvième, il fallait surtout dire que le message de l'Aristotélisme est l'Amour.

A part cela, c'est très bien.


Elle sortit alors l'autre devoir.

Je pense que nous pouvons passer à la suite.

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Re: Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Dim 3 Juin 2012 - 17:10

Tullia a écrit:
Vita de Saint Bynarr


Ce cours va vous apprendre les grandes lignes de la vie et du message du Saint-Patron du duché de Bourgogne et de ce séminaire.


Résumé de sa vie :

Bynarr naquit en 1407 en Bourgogne. Il vint habiter à Sémur en l'année 1453. Issu d'une famille pauvre, il montre dès sa plus tendre enfance de grandes facilités à comprendre le dogme, et une intelligence hors du commun. Ainsi, dès son premier cours de catéchisme, il impressionne le curé de la ville, qui lui promettra une grande carrière religieuse. Bynarr continue ses études au séminaire, où il surprendra, à son tour, l'évêque de Bourgogne, qui le remarquera.

Plus tard, Bynarr devint un de douze cardinaux de la Curie Romaine. On lui attribua l'archidiocèse métropolitain de Lyon, celui d'Autun, qu'on lui avait confié auparavant, convenait peu à son statut.
Il s'inverstit grandement dans la congrégations des Affaires du Siècle (Nonciature), ainsi que dans la congrégation pour la Diffusion de la Foi, dont il deviendra le cardinal chancelier.

Quelques temps plus tard, alors qu'il est agonisant, un jeune fidèle atteint de la vérole vint le voir. Bynarr lui offrit un lys, et lui jura de le sauver par ses prières. Il pria donc toute la nuit, jusqu'à minuit, où le Très-Haut le rappella. Le lendemain, on le découvrit, mort, un sourire de satisfaction aux lèvres, tandis que le jeune malade se réveillait, guéri, de nombreux lys avaient poussés non loin.

Ses valeurs et ses vertus :

Comme chaque Saint, Bynarr possède son propre lot de valeurs :


  • Plus tard, conscient de la nécessité de rencontrer les fidèles, il s’investit dans la Congrégation pour la Diffusion de la Foy : Bynarr fut également un grand évangélisateur. [...] En tant que Cardinal-Chancelier de la Congrégation pour la Diffusion de la Foy, il consacra beaucoup de temps à se rapprocher des fidèles.
    Bynarr tenta, durant toute sa vie, d'être le plus près possible du peuple. Fait que tous les Grands des Royaumes devraient imiter. En effet, Dieu nous a tous créés égaux, certains d'entre nous ont pour rôle de guider les fidèles, mais point de les diriger. Par ses actions, il faisait preuve d'humilité.
    Il fonda d'ailleurs le premier séminaire archidiocésain : celui de Lyon !
  • Il avait le don d'apaiser les foules, les tractations et les négociations. [...] On retient de son passage à la Nonciature son grand talent de diplomate, qui lui sert pour régler pacifiquement et dans la plus grande foi aristotélicienne de nombreuses crises de son époque.
    En effet, il avait aussi le talent de diplomate, il résolut d'ailleurs de nombreux conflits, toujours avec la Foi Aristotélicienne.
  • Quelques heures avant sa mort, alors qu’il agonisait, il reçut d’abord les derniers sacrements puis la visite d’un jeune fidèle atteint de la vérole. [...] Il le prit donc dans ses bras. En même temps, il cueillit un lys qui poussait dans un bac de bois, sur le rebord de la fenêtre.
    Bynarr
    dit alors au malade : « Demain, je ne serai plus de ce monde, j’ai déjà
    servi le Très-Haut comme je l’ai pu et maintenant, il m’appelle à le
    rejoindre ; mais toi, tu as encore tout à apprendre, tout à faire.
    Cette nuit, je vais prier pour que le Très-Haut te guérisse et, quand
    j’arriverai sur le Soleil, tu guériras. [...]»
    On retrouve ici la vertu du don de soi, dont Bynarr fait preuve, en donnant ses dernières heures à un enfant, afin de le guérir.


Conclusion :

On retient de Bynarr sa vertu et ses nombreuses valeurs, mais on oublie souvent son travail pour l'Eglise, dont il fut l'un des bâtisseurs.
Il fit aussi beaucoup pour le duché de bourgogne.

Elements associés :

- Duché de Bourgogne
- Modestie et Harmonie
- Humilité, foi discrète et apaisante

Paroles célèbres :
"En avançant lentement, on avance quand même"
"L'excommunication est une arme sacrée"
"Une vie de plus est revenue à son commencement"


Questions :
  1. Pourquoi Bynarr a-t-il accédé à la Sainteté ?
  2. Quelles étaient ses grandes qualités et vertus ?
  3. De quoi la vie de Bynarr est-elle l'illustration ?
  4. En quoi est-il important pour nous, au séminaire archidiocèsain de Lyon ?
  5. Qu'avez vous retenu de lui ?
  6. Pouvez vous expliquer la troisième parole de Bynarr en sachant que nous sommes tous issus de Dieu ?

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Theudbald a écrit:1.Pourquoi Bynarr a-t-il accédé à la Sainteté ?
Parce qu'il a eu une vie exemplaire.

2.Quelles étaient ses grandes qualités et vertus ?
La patience, le don de soi, l'humilité, la diplomatie, l'amour de son prochain.

3.De quoi la vie de Bynarr est-elle l'illustration ?
Sa vie illustre les bienfaits des vertus aristotéliciennes.

4.En quoi est-il important pour nous, au séminaire archidiocèsain de Lyon ?
Bynarr est le fondateur de ce séminaire et c'est peut-être l'archevêque de Lyon le plus renommé.

5.Qu'avez vous retenu de lui ?
Il était bourguignon.

6.Pouvez vous expliquer la troisième parole de Bynarr en sachant que nous sommes tous issus de Dieu ?
Chacun doit vivre sa vie pour son prochain. Ainsi, lorsqu'on meurt, c'est au tour d'une autre personne de faire sa vie et d'en accumuler l'expérience et les vertus en faveur de son prochain.

Tullia a écrit:Pour la première question, il me semble important de dire que Saint Bynarr a exhaussé un miracle, et que cela a contribué à sa sainteté.
A part cela, c'est un devoir satisfaisant, mais je pense que vous pouvez parfois approfondir.

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Re: Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Dim 3 Juin 2012 - 17:11

Tullia a écrit:
Le rôle de l'ecclésiastique

Ce cours va vous enseigner comment gérer au mieux votre paroisse, en conformité avec le Droit Canon et pour le salut de l’âme de vos futurs paroissiens.


Qu'est-ce qu'une paroisse ?
La paroisse religieuse est, en premier lieu, une subdivision géographique dans un diocèse.
Dans l’église aristotélicienne la paroisse désigne à la fois une aire géographique précise, le « territoire de la paroisse », et un groupe de personnes habitant sur ce territoire et constituant la communauté paroissiale.
Le droit canon définit trois types de paroisse : communale (ou citadine), nobiliaire (fief) et communautaire. Dans ce cours nous n'étudierons que la paroisse communale.
La paroisse communale est obligatoirement une ville ou un village ouvert, référencé comme paroisse et comportant une église, une mairie, des résidences et un marché.

L'église dite paroissiale est le lieu de rassemblement de la communauté devant laquelle le curé et ses assistants célèbrent différentes cérémonies telles que les deux messes hebdomadaires.

Qu'est-ce qu'un curé ?

Il doit être prêtre et théologien de l’Eglise aristotélicienne (niveau 3 voie de l’Église).
Il est nommé par l’archevêque ou l’évêque dont la paroisse communale ou citadine où il est nommé dépend.
Il est intronisé par l’archevêque ou l’évêque dont la paroisse où il est nommé dépend.

Le Curé peut célébrer tout les sacrements aristotélicien hormis l’ordination.
Il a en charge représentative et en Dieu (In God) la gestion religieuse, économique et administrative de sa paroisse.
Il peut nommer deux clercs pour l’aider en temps que vicaire ou diacre, et autant d’acolytes qu’il le désire pour autant qu’il ait l’accord de son évêque.
Il pourra nommer 3 Confesseurs paroissiaux en Dieu. (non encore codé)

Cumul : Curé est une charge principale, il ne peut donc cumuler avec d’autre charge principale.

Qu'est-ce qu'un diacre ou un vicaire paroissial ?

Il doit être fidèle de l’Église, s'il est ordonné (donc prêtre) le diacre porte le nom de vicaire.
Il est nommé par le curé de sa paroisse avec l’accord de son évêque (ou archevêque).
Il est intronisé par le curé de sa paroisse ou par son évêque (ou archevêque).

Il a en charge représentative la gestion religieuse de la paroisse où il est nommé.
Les diacres et les vicaires peuvent célébrer tout les sacrements aristotéliciens hormis l’ordination.
Ils ne peuvent nommer de confesseurs ni aucun membre du clergé paroissial, ils dépendent directement du curé paroissial ou à défaut de l’évêque.

Cumul : Diacre ou vicaire sont des charges secondaires liées donc aux règles de cumul.
Ils peuvent cumuler avec une d’autres charges secondaires ou primaires dans le clergé séculier mais uniquement si cette charge dépend du même évêque.
Un cardinal ou un évêque in partibus pourra toutefois être vicaire.

Les messes IG

Les messes sont célébrées une le dimanche et une seconde au moment que le curé pensera le mieux pour lui et les fidèles. Les messes sont ouvertes à tous et remonte votre moral. La façon d'aller à la messe est d'aller à l'église dans les heures inscrites et cliquez sur : Allez à la messe.

Comment fonctionne l'interface IG du curé : Guide de MrGroar

Quels sont les rôles RP du curé et du diacre ?

Ils se doivent d'être présents pour leurs fidèles quotidiennement. Les fidèles n'hésiteront pas à demander conseil au curé ou au diacre pour des questions.

Leur devoir est aussi de faire une messe [RP] au moins le dimanche pour pouvoir ainsi donner un peu d'éducation religieuse aux fidèles.
[Ces offices seront donnés dans un sujet nommé préalablement sur la halle de votre village, exemple : Cathédrale de langres ou encore Cathédrale Saint Mamès.]

Les sacrements de l'église seront aussi donnés par le curé ou le diacre [en RP dans le sujet de l'église].

Ils doivent encore donner des cours de catéchisme au futurs baptisés dans la mesure du possible. Il faut également de préférence que les curés prévoient un lieu de confession [RP]...

Et naturellement ils connaissent les Textes Sacrés afin de les faire connaitre le plus largement, convertir par la Parole, non par le feu, garantir une présence religieuse dans la vie de tout les jours dans son village, se rendre à la taverne pour rencontrer les paroissiens...

Ils doivent tenir les registres paroissiaux et venir régulièrement à l'archidiocèse [Un forum RP est dédié à chaque Archevêché].

Les curés : quelles limites à leur vie séculaire ?

Les curés peuvent recevoir une charge par leur maire pour représenter l'église ou faire parti du conseil municipal sans problème. Cela dépend toujours des lois en cours dans votre comté/duché. Il peuvent également être maire.
Les curés peuvent entrer au conseil comtal/ducal.

Les limites sont celles que le Canon impose à tous les prêtres:
Canon 1.4 a écrit:Le prêtre doit pouvoir être montré en exemple comme Christos et Aristote sont leur exemple.
Certains prêtres voudront compléter leur vie spirituelle en s'impliquant dans la "société laïc". Dans ce cas le prêtre qui choisit cette route, doit le faire uniquement s'il peut le faire en tant que prêtre et donc en prônant le message divin.
Si à un moment sa charge entre en opposition avec son statut de prêtre, il devra se faire remplacer plutôt que de prendre des décisions contraires au message aristotélicien.


Travail

Après cette lecture et par votre expérience, comment envisagez vous votre devoir d'ecclésiastique face à vos paroissiens? face aux éventuels hérétiques qui peupleraient votre paroisse ?

Avez vous des idées de manières susceptibles de donner envie aux paroissiens de s'intéresser à l'Église et à son dogme?

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Theudbald a écrit:Il bredouilla :

Mais... Je ne voulais pas devenir curé ! Je n'ai jamais envisagé la gestion d'une paroisse. Je veux être Bruder de l'Ordre Teutonique simplement.

Tullia a écrit:Un peu surprise, Tullia répondit.

Eh bien... Ce que je vous donne là fait partie du séminaire, et est indispensable si vous souhaitez obtenir le diplôme. Néanmoins, nous pouvons aussi nous intéresser seulement à ce qui vous est nécessaire, mais vous ne pourrez prétendre être diplômé du séminaire...

Theudbald a écrit:Bon...

Le routier réfléchit un peu à la question.

J'ai observé avec attention le prêtre de chez moi. Il fait une messe au moins une fois par semaine, le dimanche, qui rassemble presque la totalité de la populace du bourg. Ce faisant, il s'assure que les gens gardent à l'esprit les vertus aristotéliciennes. Ensuite, de tout temps, il fait le tour du bourg et des dépendances environnantes, allant rencontrer chacune de ses ouailles pour lui parler en privé. Sauf avec moi. Quand il s'adresse à moi, il s'arrange pour qu'il y ait du public. Mais voilà, il connaît tous les problèmes des gens, leur apporte réconfort et aide, leur donne surtout des conseils et écoute leurs malheurs. Et les paysans adorent parler de leurs malheurs. Quand ils ont trouvé une oreille attentive, ils ne vont pas la lâcher, et donc ils vont suivre le chemin de la vertu. Par exemple, quand un paysan s'est plaint que son muret de pierres sèches était tombé et qu'il en réclamait compensation, le prêtre était là pour l'écouter et faire valoir ses droits. Pourtant, ledit paysan était loin d'être un saint, et on le trouvait plutôt à la taverne le dimanche matin. La messe n'avait pas commencé qu'il avait déjà trois pintes de vin dans la panse, de coutume. Ledit paysan, encouragé et assuré dans ses prétentions, est venu donc me mander sa compensation, soit-disant parce que c'était à cause de mon trébuchet que son muret était tombé. Bon, passons le fait que son mur ne servait à rien du tout depuis pas loin de quinze ans, et qu'il fallait bien que j'entraîne mes arbalétriers et enginieurs à l'usage d'un trébuchet qui servira à défendre la masure dudit paysan plus tard, et tous les autres arguments pouvant démonter son assurance en sa prétendue légitimité. Il avait besoin du prêtre et s'en était rapproché. Maintenant, en reconnaissance des bienfaits dont il est la source, ledit paysan va à la messe. C'est ca, savoir gérer sa paroisse et ses paroissiens.

En ce qui concerne les hérétiques, c'est plus délicat. Il y a des gens qui se détournent de la foi par ignorance, et il convient de leur enseigner les choses avec patience, finesse et diplomatie, et de leur montrer les vertus aristotélicennes en se posant en exemple. Et il y a les hérétiques irrécupérables, à qui il faut systématiquement s'opposer hélas.


Tullia a écrit:Le jeune femme avait écouté avec attention le séminariste, puis donna son appréciation.

Bien, je trouve que ce que vous me proposez là est plutôt bon, sachant que vous ne vous destinez pas à un poste de clerc. Je remarque également que vous prêtez attention à la façon dont le curé de votre paroisse gère cette dernière, et j'apprécie cela.
Nous pouvons donc considérer que cette leçon est réussie, je vais donc vous chercher la leçon suivante.

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Re: Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Dim 3 Juin 2012 - 17:12

Tullia a écrit:
Les statuts et l'organisation du clergé séculier

Ce cours va vous enseigner la subtile hiérarchie instaurée par Christos. Une fois le cours lu, vous ne confondrez plus diacre et vicaire, ni archevêque et cardinal !


La bonne organisation de notre Église impose a chacun de bien connaître la place qui est la sienne. la bonne compréhension des statuts que peut avoir tout être humain est un préalable nécessaire.

Concepts généraux

Canon 0.3 - Les statuts a écrit:Les statuts

Art 1: Tout être humain, quel qu’il soit, a un des statuts suivants: hétérodoxe, croyant, fidèle ou prêtre.

Art 2: Une personne ne peut recevoir que les sacrements autorisés par son statut.

Art 3: Est hétérodoxe celui qui se trouve en dehors de la communauté des croyants, soit parce qu'il est excommunié soit parce qu'il ne partage pas la foi Aristotélicienne ou ne partage pas le droit canon de l'Eglise Aristotélicienne.

Art 4: Un hétérodoxe ne peut recevoir que le sacrement de la confession.

Art 5: Est croyant l'être humain qui n'est pas excommunié, qui partage la foi Aristotélicienne et qui respecte le droit canon de l'Eglise Aristotélicienne.

Art 6: Un croyant peut recevoir les sacrements de la confession et du baptême.

Art 7: Est fidèle le croyant qui a reçu le sacrement du baptême.

Art 8: Le fidèle peut recevoir les sacrements de la confession, du mariage, de l’ordination et des funérailles.

Art 9: Il faut avoir le statut de fidèle pour prétendre à celui de marié ou de prêtre.

Art 10: L'excommunication est la peine canonique qui retire le sacrement du baptême au fidèle, ce qui lui donne le statut d'hétérodoxe.

Art 11: Un fidèle excommunié perd non seulement le statut de fidèle, mais aussi celui de prêtre.
Il perd aussi l’effet du sacrement du mariage, et tout titre honorifique donné par l’Eglise.

Art 12: Est marié le fidèle qui a reçu le sacrement du mariage.

Art 13: Le marié peut recevoir les sacrements de la confession et des funérailles.

Art 14: Est prêtre le fidèle qui a reçu le sacrement de l’ordination.

Art 15: Le prêtre peut recevoir les sacrements de la confession et des funérailles.

L'organisation du clergé est basé sur "les charges":
Les charges.
Article 1:Une charge est une fonction religieuse reconnue soit dans le présent droit canon, soit dans les règlements internes des congrégations romaines, soit dans la Règle d’un Ordre religieux reconnu par la Curie.

Article 2 :N’est considéré comme occupant une charge que celui dont la nomination ou l’élection a respecté les procédures décrites.

Article 3.1 :Est clerc celui qui occupe une charge religieuse séculière, et est militaire celui qui détient une charge dans les « Saintes Armées » et qui n'est pas prêtre, par opposition au fidèle qui n'en occupe pas.
Il est bon de noter que la charge de clerc prédomine sur celle de militaire, et le mélange des deux sera à éviter en dehors "d'aumônier ".

Article 3.2 : Seront considéré comme militaire de l’Eglise, les laïcs membres des ordres militaires faisant partie des effectifs des Saintes armées aristotéliciennes,ainsi que les laïcs qui sont mis individuellement ou collectivement sous les ordres de l'Etat Major des Saintes Armées.
Hors dérogation de leur primat, seuls les clercs militaires de l’Eglise pourront porter des armes autres que celles d’apparats liées à leur rang social.

Article 4: Un fidèle ne peut pas administrer de sacrement et un clerc ne peut administrer que ceux autorisés par sa charge.

Article 5: Seul un fidèle, marié ou non, ou un prêtre peut occuper une charge, mais pas un hétérodoxe ou un simple croyant.

Article 6: Le statut social de théologien (HRP: niveau 3 voie de l’Eglise) n’est pas un statut religieux mais est nécessaire pour occuper certaines charges.

Article 7: L’administration de sacrements ne peut pas être monnayé, sous quelque forme que ce soit, ni par le clerc ni par le fidèle ni par une personne tierce.

Article 8: Les charges au sein de l’Eglise Aristotélicienne sont regroupées en trois catégories: principale, secondaire et tertiaire.

Article 9: Les charges principales constituent le socle hiérarchique de l'Eglise Aristotélicienne.

Article 10: Un même clerc ne peut occuper qu’une seule charge principale en même temps et doit choisir dans les plus brefs délais celle qu'il conserve si il en occupe plusieurs.
Les articles 11, 12 et 16 précisent qu'un clerc ne peut pas cumuler plus de deux charges secondaires et que celles-ci doivent dépendre du même supérieur hiérarchique (le plus souvent du même évêque)

Le clergé séculier

Nous avons déjà vu que:
La Sainte Église de Dieu fut instituée par l'accord commun des héritiers d'Aristote et des disciples de Christos. Ces sages, conscients de la faiblesse humaine, voulurent que les enseignements des élus de Dieu soient transmis par des hommes qui garderaient intact le dépôt de la sagesse et de la révélation.
Le préambule du livre 2 "église séculière" précise:
Le clergé séculier est chargé d’encadrer les fidèles, de rendre le culte et d’accomplir les rites.
Il doit faire partie de la vie de la cité et peut même, s’il le juge nécessaire, s’y imposer pour combler les manquements aux valeurs aristotéliciennes.

Sous l'impulsion de l'apôtre Titus, une hiérarchie à travers de laquelle l'action divine se réalise a été instituée dans le clergé séculier:

extrait du livre 2.2 a écrit:Dans l'exercice de son pouvoir suprême, plénier et immédiat sur l'Eglise universelle, le Pontife Romain se sert des Dicastères de la Curie romaine; c'est donc en son nom et par son autorité que ceux-ci remplissent leur charge pour le bien de l'Eglise et le service des fidèles.

La Curie, gouvernement de l'Eglise, est composé des cardinaux choisis par le Pape (après avoir pris conseil de la Curie) en fonction de leurs mérites. Ces cardinaux sont choisis parmi les évêques des diocèses aristotéliciens.

Les cardinaux agissent en collège et doivent faire valider, même à posteriori leurs décisions par le collège des cardinaux, peuvent célébrer tous les sacrements de l’Église aristotélicienne, sont seuls habilités à prononcer une excommunication, sont seuls à pouvoir valider une séparation ou une annulation de mariage, sont seuls à pouvoir valider un défroquage, volontaire ou pas, ont un droit de véto sur toute décision prise par un membre du clergé en dehors du pape.

Le titre de cardinal n’interdit aucun cumul avec une autre charge dans le clergé séculier ou régulier.

extrait du livre 2.3 a écrit:Les évêques.

Après le Souverain Pontife et les cardinaux, le troisième rang dans l'Eglise est celui des évêques. Lorsqu’on emploie le terme évêque seul, il regroupe sans distinctions tous les types d’évêques ou d’archevêques.

L'évêque est un clerc choisi par le Pape ou par ses pairs, avec le consentement du Pape, pour diriger un diocèse. Il ne peut y avoir qu'un seul évêque pour diriger une province et/ou un diocèse. C'est une charge primaire.

Un évêque en fonction est soit archevêque métropolitain, soit archevêque suffragant, soit évêque suffragant soit évêque "in partibus" selon le statut du diocèse auquel il a été lié. Ces distinctions ne sont pas des distinctions de nature mais de dignité et d'honneur.

Chaque évêque est libre de gouverner son diocèse comme il l'entend, sous réserve qu'il respecte les prescriptions de l'Eglise. Cette autonomie de gouvernement ne le dispense pas de travailler en commun avec les autres évêques et son archevêque métropolitain dans le cadre de sa Province ecclésiastique.

Chaque évêque est relié aux assemblées épiscopales des royaumes où il exerce une autorité en temps qu'évêque.

Il devra assurer l’aristotélisation des paroisses et fiefs sous sa juridiction et veiller à composer son conseil diocésain avec des théologiens actifs et compétents.

Il est en charge de nommer et révoquer les membres de son conseil et de s’assurer qu’ils remplissent bien leur mission, de nommer et révoquer les curés de ses paroisses, et de s’assurer qu’ils remplissent bien leur mission, de faire nommer les chapelains aux chapelles des fiefs sous sa juridiction à la demande de la noblesse, et de nommer des aumôniers pour les organisations laïques et militaires (en dehors des Ordres religieux militaires et civils reconnus par Rome).
Il a le devoir d’en référer à son assemblée en cas de trouble ou de tout autre événement anormal survenant dans sa zone d’influence.

extrait du livre 2.4 a écrit:La paroisse religieuse est, en premier lieu, une subdivision géographique dans un diocèse.
Dans l’église aristotélicienne la paroisse désigne à la fois une aire géographique précise, le « territoire de la paroisse », et un groupe de personnes habitant sur ce territoire et constituant la communauté paroissiale.

Le curé : il doit être prêtre et théologien de l’Eglise aristotélicienne (N3VE); il est nommé par l’archevêque ou l’évêque dont la paroisse communale ou citadine où il est nommé dépend; il est intronisé par l’archevêque ou l’évêque dont la paroisse où il est nommé dépend. C'est une charge primaire.

Le Curé peut célébrer tout les sacrements aristotélicien hormis l’ordination. Il a en charge représentative et In Gratebus la gestion religieuse, économique et administrative de sa paroisse.
Il peut nommer deux clercs pour l’aider en temps que vicaire ou diacre, et autant d’acolytes qu’il le désire pour autant qu’il aie l’accord de son évêque.

Diacre ou vicaire : il doit être fidèle de l’Église, s'il est ordonné le diacre porte le nom de vicaire; il est nommé par le curé de sa paroisse avec l’accord de son évêque (ou archevêque); il est intronisé par le curé de sa paroisse ou par son évêque (ou archevêque); il a en charge représentative la gestion religieuse de la paroisse où il est nommé. C'est une charge secondaire.

Les acolytes : bedeau, messager, intendant etc... ne sont pas considérés comme des clercs et sont sous la responsabilité directe de celui qui les nomme.


Questions
  1. Quel est la mission de l'Église?
  2. Quel est le sacrement qui définit un fidèle aristotélicien?
  3. Quel statut doit avoir un curé ?
  4. Quel est le rôle du clerc dans l'Église?
  5. Que dirige un évêque?
  6. A quelles charge l'évêque peut-il nommer?
  7. Que dirige un curé?
  8. A quelles charges peut il nommer?
  9. Peut-on être diacre dans deux paroisses ? si oui avec quelle restriction ?
  10. Mettre dans l'ordre hiérarchique du plus au moins haut placé:
    évêque suffragant; diacre; pape; archevêque métropolitain; curé

Mis en forme par sœur Wilgeforte de Torretta-Granitola

Theudbald a écrit:1.Quel est la mission de l'Église?
La mission de l'Eglise est de transmettre la sagesse de Christos et Aristote.

2.Quel est le sacrement qui définit un fidèle aristotélicien?
C'est le baptème.

3.Quel statut doit avoir un curé ?
Le curé doit être prêtre et étudiant dans la voie de l'église.

4.Quel est le rôle du clerc dans l'Église?
Son rôle est d'occuper une charge séculière. Mais ne peut-il pas aussi occuper une charge régulière ?...

5.Que dirige un évêque?
L'évêque est à la tête d'un diocèse.

6. A quelles charges l'évêque peut-il nommer?
L'évêque peut nommer aux charges de curé et conseiller diocésain.

7.Que dirige un curé?
Le curé est à la tête d'une paroisse.

8.A quelles charges peut il nommer?
Le curé nomme à la charge de diacre.

9.Peut-on être diacre dans deux paroisses ? si oui avec quelle restriction ?
On peut être diacre dans deux paroisses, à condition que ce soit dans le même diocèse.

10.Mettre dans l'ordre hiérarchique du plus au moins haut placé:
évêque suffragant; diacre; pape; archevêque métropolitain; curé
Pape, archevêque métropolitain, évêque suffragant, curé, diacre.

Tullia a écrit:Voilà qui est très bien, nous allons pouvoir aborder la leçon suivante.
Concernant votre question, tout dépend de ce que vous entendez par charge régulière. Il est tout à fait possible pour un curé d'appartenir à un ordre, mais il ne faut pas que cela l'empêche de faire correctement son travail dans sa paroisse.

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Re: Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Dim 3 Juin 2012 - 17:14

Tullia a écrit:
Le gouvernement de l’Église

Ce cours va vous enseigner comment Rome et les hautes institutions de l’Église sont organisées.
Attention, il y a énormément de termes dont la majorité sont peut-être nouveaux pour vous. Nous ne vous demandons pas de tout retenir, mais lisez ce cours encore plus attentivement que les autres.


Organisation générale du gouvernement de l'église

Rome est le siège du gouvernement de l’Eglise Universelle.

Dans l'exercice de son pouvoir suprême, plénier et immédiat sur l'Eglise universelle, le Souverain Pontife s'appuie sur la Curie et sur les Congrégations.

La Curie comprend le Collège des cardinaux et le secrétariat pontifical.

Les cinq Congrégations sont:
- la Congrégation du Saint-Office
- la Congrégation pour la Diffusion de la Foi
- la Congrégation des Affaires du Siècle
- la Congrégation de la Sainte Inquisition
- la Congrégation des Saintes-Armées

Les Consistoires pontificaux (dits aussi conciles géodogmatiques) sont définis par regroupement linguistique et dirigé par un triumvirat constitué de 3 prélats portant le titre de cardinal:
- Le cardinal "Romain", il siège également à la Curie romaine et doit être bilingue francophone.
- Le cardinal "Chamberlain"
- Le cardinal "Primat" (dans les Consistoires il n'y a pas d'évêque Primat)
C’est la Curie Romaine qui accorde ou pas le droit à la création d'un consistoire pontifical.

La Curie peut accorder, ou pas, le droit d'assemblée aux évêques et autres prélats d'un regroupement de diocèses d'une même zone politique (d'une même province religieuse). Ils constituent alors une assemblée épiscopale. Elle est dirigée par un évêque Primat.

Les charges de la Curie

Le Pape

Il est l’autorité supérieure de l’Église et préside la Curie.

Le pape en temps que représentant direct de l’Église Universelle possède tout les pouvoirs cumulés des autres clercs.
Il peut éditer des bulles papales qui sont au-dessus de toutes les autres lois de l’Église.

Le collège des cardinaux

Le camerlingue: il est le représentant direct de la Curie, il peut parler en son nom et n’a de compte à rendre qu’au Saint-Père et au collège des cardinaux romains; il est élu par les cardinaux romains et suffragants parmi les cardinaux romains pour six mois maximum selon les règles définies par la curie elle-même.
Le camerlingue cumule les droits réservés aux cardinaux romains en plus des siens propres.
Le Camerlingue en l'absence du pape et du connétable désigne le chef suprême des Saintes Armés.
Le Camerlingue nomme l'archidiacre de Rome et détermine ses missions.

Le Cardinal connétable : il est désigné par le collège des cardinaux romains et suffragants; il est responsable de la défense de Rome et de la sécurité des clercs et prélats de l'Eglise Aristotélicienne. Il assure le commandement de toutes les forces rattachées à l'Eglise.
Le connétable cumule les droits réservés aux cardinaux romains en plus des siens propres.
Le connétable dirige et supervise l'ensemble de la Congrégation des Saintes Armées.

L'Archidiacre de Rome: il est désigné par le camerlingue.
L’archidiacre de Rome cumule les droits réservés aux cardinaux romains en plus des siens propres
En cas de disparition ou de démission du camerlingue, l'archidiacre veillera avec le collège à lancer dès que possible l'élection pour un nouveau camerlingue.

Les Cardinaux Romains: ils sont désignés par le collège des cardinaux ou directement par le Pape; ils sont membres de la Curie.

Les Cardinaux Suffragants: ils sont désignés par le collège des cardinaux ou directement par le Pape; ils sont membres d’un concile géodogmatique et membres consultants de la Curie .
Ils ne peuvent exercer leur autorité de cardinal que pour la zone géodogmatique dont ils dépendent, ils ont un accès consultatif au collège des cardinaux romain.

Les Cardinaux émérites: ils doivent avoir été cardinal romain ou suffragant de façon correcte et régulière plus de 6 mois; ils sont confirmés par la Curie pour une période de 6 mois; ils sont membres consultants de la Curie.
Ils ne possèdent plus que les droits relatifs à une autre charge éventuelle mais gardent un siège consultatif à la curie et peuvent célébrer tous les sacrements de l’Église aristotélicienne.

Les congrégations

La Congrégation du Saint-Office

Sous la direction d'un Cardinal chancelier, elle est en charge du dogme. Les Théologues lui sont rattachés. Elle assure en particulier la traduction des parties encore méconnues du Livre des vertus. Elle reçoit et corrige éventuellement puis soumet à validation tout nouveau texte doctrinal et en particulier les hagiographies (vies des saints).


La Congrégation pour la Diffusion de la Foi

Sous la direction d'un Cardinal chancelier, elle est en charge de la diffusion de la foi aristotélicienne. Lui sont rattachés:
* la Préfecture à l'enseignement aristotélicien qui organise le séminaire de Rome, organise et contrôle l'ensemble des séminaires primaires, encadre l'enseignement pastoral, propose aux Assemblées Episcopales qui en font la demande des clercs formés à la charge d’épiscopat.
* les Missionnaires qui sillonnent le monde pour soutenir la foi des croyants partout où le manque de clercs se fait trop sentir.
* les Pélerinages
* Les Exorcistes qui, réunis au sein de la Confrérie des exorcistes, s'occupent des affaires de possession.

Elle est chargée du lien entre la Curie et les Ordres religieux.
Elle assure le suivi et validation des dossiers de chapelle pour les paroisses non communautaires (hors OMR) et tient le registre des chapelles.

La Congrégation des Affaires du Siècle

Sous la direction du Cardinal Préfet, elle assure la gestion de la politique et de la diplomatie de l'église. Elle nomme et réunit les nonces et les ambassadeurs apostoliques. Chaque duché ou comté se voit affecter un nonce (ou un ambassadeur).

La Congrégation de la Sainte Inquisition

Sous la direction des Cardinaux Inquisiteurs, elle organise la justice de l'église.

La justice ordinaire est composée:
* à Rome de la Haute cour de justice ecclésiastique
* à Rome de du Tribunal pontifical (la Rote)
* dans les diocèses ou les archidiocèses des Officialités

La justice d'exception est le fait du Tribunal de l'inquisition.

La Congrégation des Saintes-Armées

Sous la direction du Cardinal Connétable, elle coordonne les Saintes Armées. Celles ci sont constituées des Ordres militaires religieux (OMR) et de la Garde.

La Garde est présente :
* à Rome : c'est la Garde Pontificale Romaine
* dans les archidiocèse : ce sont les gardes épiscopales, sous la responsabilité du Vidame.

Les grandes divisions administratives

Primatie : c'est l'ensemble des diocèses d’une zone géodogmatique placées sous l'autorité d'un Primat. En général les Primaties suivent des frontières administratives.

Zone Géodogmatique: C'est l'ensemble des territoires parlant une même langue regroupés et placées sous l'autorité d'un Consistoire national, dirigé par des Cardinaux-nationaux. Une zone géodogmatique peut contenir plusieurs Primaties. Par exemple, la zone gédogmatique Francophone contient la Primatie de France, la Primatie de Bretagne et la partie Francophone de la Primatie du SRING.

Il y a plusieurs Primaties. Nous pouvons citer quelques exemples:
Primatie de France.
Primatie SRING
Primatie d’Angleterre, Écosse et Irelande.
Primatie Grand Duché de Bretagne.
Primatie de la Couronne d'Aragon.
Primatie du Portugal.

Les Évêques d'une même Primatie sont regroupés ensemble dans une Assemblée Épiscopale.

Chaque assemblée dispose de ses propres statuts. Ceux de la province de France sont rangés à Rome.

C'est l'assemblée épiscopale qui nomme les évêques et archevêques de sa province.

L'Evêque Primat est à la tête de l'assemblée épiscopale

Il doit être avoir été évêque de façon correcte et régulière plus de 3 mois ; il est désigné par son assemblé selon les règles établies par cette assemblée ; il est intronisé par le camerlingue ou l’archidiacre de Rome.

L‘évêque Primat est au nom de son assemblée le supérieur hiérarchique directe de tout les évêques dépendant de sa primatie.
Dans l’hypothèse où le primat prend ses décisions seul (et avec ses vice-primats), le concile épiscopal a la faculté de le dénoncer a posteriori, et de substituer à la décrétale du primat la sienne propre, sur demande d’un de ses membres.

Le primat garde ses responsabilités au niveau de sa province ecclésiastique (s'il est archevêque) ou de son diocèse.


Questions

Questions d’ordre général :
  1. Quelle est la plus haute instance de notre église, sous la Présidence du Pape ?
  2. La Curie nomme-t-elle les évêques? Si non, qui le fait?
  3. Qu'est ce qu'une Primatie?
  4. Qu'est ce qu'une Assemblée épiscopale?

Questions locales. Répondez par des noms, en fonction de votre diocèse :
  1. Quelle instance rend la justice (de l'église) ordinaire ?
  2. Qui est le représentant de la diplomatie ?
  3. Qui dirige la garde épiscopale ?

Mis en forme par sœur Wilgeforte de Torretta-Granitola, modifié par Mgr Yut.

Theudbald a écrit:Questions d’ordre général :
1.Quelle est la plus haute instance de notre église, sous la Présidence du Pape ?
C'est la Curie.

2.La Curie nomme-t-elle les évêques? Si non, qui le fait?
Non. C'est l'assemblée épiscopale de France.

3.Qu'est ce qu'une Primatie?
Une primatie réunie les diocèses d'une zone géodogmatique (Primatie de France, Primatie de Bretagne, Primatie du Saint Empire...).

4.Qu'est ce qu'une Assemblée épiscopale?
C'est l'assemblée des évêques et archevêques d'une même primatie.

Questions locales. Répondez par des noms, en fonction de votre diocèse :
1.Quelle instance rend la justice (de l'église) ordinaire ?
C'est l'officialité épiscopale.
Résidant à Tonnerre, je relève du diocèse de Nevers, lui-même relevant de la Province ecclésiastique de Sens. En l'absence d'officialité diocésaine, c'est donc, en ce qui me concerne, l'officialité métropolitaine de Sens.


2.Qui est le représentant de la diplomatie ?
C'est le Nonce Apostolique de Bourgogne (ou ambassadeur apostolique s'il n'est pas ordonné). Le siège est vacant selon les informations publiées par la Congrégation des Affaires du Siècle.

3.Qui dirige la garde épiscopale ?
C'est le vidame de Sens qui dirige la garde épiscopale. Le siège est vacant selon les informations publiées par la Congrégation des Saintes Armées.

Tullia a écrit:Après avoir lu la feuille, elle donna son appréciation.

Très bien, j'apporte la suite !

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Re: Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Dim 3 Juin 2012 - 17:15

Tullia a écrit:
Le credo aristotélicien

Ce cours va vous enseigner le véritable sens du Credo, ainsi que son importance.


Le texte

Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'aprés avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

AMEN

Importance de ce texte

Le Credo est le texte fédérateur de notre Eglise, il est là pour faire grandir notre foi en notre cœur. Cette prière affirme notre foi et la crie au monde: il est le signe de notre union de croyants aristotéliciens.

Il illustre aussi le dogme et le résume en quelques mots. Tous les aristotéliciens doivent le connaître.


Travail

Vous expliquerez le texte comme si vous aviez devant vous un jeune paroissien demandant le baptême et que vous lui donniez un cours de catéchisme.

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Theudbald a écrit:Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Dieu est omnipotent et omniscient, il est à l'origine de tout.
Créateur du Ciel et de la Terre,
Cela englobe tout ce que les Hommes connaissent : les choses, les êtres vivants, les émotions et les sentiments.
Des Enfers et du Paradis,
Cela englobe ce que les Hommes ne voient pas.
Juge de notre âme à l'heure de la mort.
Lorsqu'on meurt, l'on est soumis au jugement de Dieu, qui nous laisse une chance de se racheter si l'on n'a pas été suffisamment vertueux pour mériter le paradis solaire.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Aristote fut le porte-parole de Dieu en quelque sorte. Et pour ne pas que l'humanité oublie les enseignements de Dieu, il créa l'Eglise.
envoyé pour enseigner la sagesse
Ce qui représente la Raison ;
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.
Ce qui représente la Foi.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Christos est celui qui continua l'oeuvre d'Aristote, travaillant pour que l'humanité se souvienne des enseignements de Dieu, des vertus, de la moralité, à l'abris de l'égarement dont sont souvent victimes les Hommes.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
En complémentant l'oeuvre d'Aristote, Christos donne à l'humanité toutes les clés de la sagesse et de la piété, qui mènent au paradis.
C'est ainsi qu'aprés avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Trés-Haut.
Christos a dédié sa vie à l'humanité, jusqu'à son sacrifice ultime. Grâce à lui, l'humanité a été sauvée des siècles d'obscurantisme qui avaient précédés.

Je crois en l'Action Divine;
L'action divine représente la foi et l'espoir des fidèles qui ont transmis les enseignements de Dieu, malgré les persécution et le temps.
En la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible;
L'Eglise est l'institution chargée de transmettre les enseignements de Dieu, intacts.
En la communion des Saints;
Cela représente l'union de tous les fidèles de tout lieu et de tout temps.
En la rémission des péchés
Toute faute peut être pardonnée. C'est une démarche qu'il faut entreprendre soi-même et sincèrement.
En la Vie Eternelle.
Car la vie éternelle nous attend tous, bons ou mauvais, après le jugement divin, soit au paradis solaire, soit à l'enfer lunaire.

AMEN
Pour signifier qu'on peut vaquer.

Tullia a écrit:Bon, dans la première partie, il fallait, je pense, souligner le fait que ces mots prouvent l'affirmation de la croyance du fidèle en Dieu. Ainsi, il le reconnait comme le Créateur etc, comme vous l'avez dit.

Deuxième partie, avec une grosse erreur ! Aristote n'a pas créé l’Église Aristotélicienne, c'est Christos qui a fait cela. En revanche l'EA se base sur les enseignements d'Aristote, d'où la phrase : "envoyé pour enseigner la sagesse". Ainsi, il est venu rappeler les lois divines, et a annoncé la venue de Christos.

Concernant Christos, c'est plutôt bon.

Enfin, pour le dernier paragraphe, l'Action Divine signifie que tout est fait par Dieu dans le monde, et que le hasard n'existe donc pas.
La phrase suivante est importante, car elle rappelle qu'on ne peut pas croire en Dieu et renier l’Église.
Le reste du paragraphe est convenable...

Pour le dernier mot, j'avoue ne pas trop comprendre pourquoi vous expliquez que cela signifie que nous pouvons vaquer à nos occupations... AMEN signifie "ainsi soit-il"...

Bon, effectivement, ce n'est pas un très bon devoir, je dirais même moyen...


Essayant de ne pas paraître trop sévère, elle sourit pour redonner du courage à son élève.

Aussi, si vous le désirez, je vous invite à lire ceci, je pense que ce commentaire vous permettra de mieux comprendre le Crédo.

Theudbald a écrit:Il hocha du chef après avoir lu l'explication détaillée du credo.

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Re: Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Dim 3 Juin 2012 - 17:15

Tullia a écrit:
La Création

Nous allons maintenant aborder le Dogme, autrement dit le Livre des Vertus. Ce cours vous en présente la première partie.


La Création est la première partie du Livre I, intitulé le Mythe aristotélicien, qui compose le Livre des vertus.
Le Livre de la Création est composé de huit chapitres qui sont :
    I : L'univers
    II : La vie
    III : Les créatures
    IV : Le doute
    V : La réunion
    VI : La question
    VII : L'amour
    VIII : La décision


Résumé

A l’origine, seul Dieu existait, le reste n’était que Néant. Dieu décida donc de se faire Créateur afin d’avoir quelque chose à aimer. Il créa donc l’Univers et le Monde. Mais Sa création ne pouvait l’aimer en retour. La vie fut alors inventée, mêlant la matière à l’esprit, une chose où Dieu avait mis le plus de lui : il peut penser et ressentir, donc aimer. L’esprit est une chose supérieure, elle tend à se rapprocher de Dieu.
Toutes les créatures se vantaient chacune d’être la préférée de Dieu. Seule une avait l’impression d’être la lie de la Création : l’espèce humaine. Dieu le vit, et il décida de réunir toute les espèces pour déterminer laquelle serait celle des enfants de Dieu.
Dans une grande plaine, toute la Création fut réunie, et Dieu posa une question…
“Vous vivez grâce à Moi, car Je suis votre créateur. Vous vous nourrissez, vous vous reproduisez, vous élevez votre progéniture. Mais vous ne savez pas pourquoi vous vivez. Selon vous, quel sens ai-Je donné à la vie?”.
Le silence lui répondit jusqu’à ce qu’une créature s’avance et dise que selon elle le sens de la vie était la domination du plus fort sur le faible. Mais Dieu, au lieu de la féliciter, se tût.
Alors, il poussa un humain, que l’on disait faible d’esprit, à prendre la parole et à donner sa réponse. Cet homme était Oane et il répondit que le sens de la vie était l’Amour : Dieu aimait sa création et la création devait aimer Dieu. Dieu fit donc des hommes ses enfants, leur esprit devint l’âme et ils reçurent la domination des autres espèces qui perdirent l’usage du langage.
La créature qui avait fait l’apologie de la violence fut, quant à elle, chargé de tenter les hommes par le vice.

Extrait

Création I: L’univers

Au commencement, il n’y avait que Dieu.
Il n’y avait encore ni matière, ni énergie, ni mouvement. Il n’y avait même pas le vide, comme celui qui aujourd’hui sépare le monde des étoiles, car même le vide est quelque chose. Non, ce qui Le composait alors, c’était le Néant. Cela ne se définit pas comme l’absence de tout chose car, lorsque l’on dit de quelque chose qu’il est absent, nous avons conscience de la possibilité de son existence. Le Néant, c’est lorsque même l’idée de l’existence est impossible. Sauf pour Dieu.
Mais Dieu est supérieur à tout, y compris au Néant. Il n’a pas de commencement ni de fin. Il est donc l’Infini et l’Eternel. Il est l’Être Parfait, sur qui rien n’a de prise, rien ne peut agir, rien ne peut interférer. Il Lui suffit d’une simple pensée pour que quelque chose passe du Néant à l’Existence et d’une autre simple pensée pour que cela retourne de l’Existence au Néant. Tout Lui est donc possible et tout Lui doit donc son existence.
Dieu est la Matière Première à partir de laquelle tout est créé. La matière, l’énergie, le mouvement et le temps sont eux-même composés de Lui. Ceci fait que tout ce qui existe, ainsi que le Néant lui-même, fait partie de Lui. Il est aussi le Créateur de toutes choses. C’est Lui qui crée tout ce qui existe et lui donne sa forme et son contenu. Il est enfin le Très Haut, car Il est la cause même de l’existence de toutes choses, y compris du Néant.
De ce fait, Dieu sait tout, car le savoir même fait partie de Lui, est créé par Lui et trouve sa cause en Lui. On dit ainsi qu’Il est omniscient. De plus, Il est partout car, aussi loin que l’on aille, on se trouve toujours en Lui. On le qualifie donc d’omniprésent. Enfin, Il peut agir partout car, étant partout et sachant tout, rien ne peut entraver Son action.
Dieu pensa et un point minuscule apparut. Ainsi, par la création de cet unique minuscule point, Il venait de faire disparaître le Néant. Dorénavant, Il serait composé de l’Existence et du vide, mais plus du Néant. Il décida de nommer ce point minuscule “univers” et le fit exploser en une myriade d’étoiles, qui vinrent peupler le vide. Jamais plus, elles ne cessèrent de resplendir au firmament céleste.
Alors Dieu créa les deux mouvements: les choses lourdes iraient vers le bas et les choses légères vers le haut. Il créa également les quatre éléments. Le plus lourd était la terre. Puis venaient l’eau, le vent et le feu. Il les disposa dans l’ordre hiérarchique de leur pesanteur. La terre se trouvait donc au centre. Elle fut recouverte par l’eau, elle-même recouverte par l’air. Enfin, le plus léger des éléments, le feu, vint couvrir le tout.
Cette boule de matière, Dieu la nomma Monde. Afin que mouvement se fasse, Il entreprit de défaire l’ordre hiérarchique des éléments. Il plaça le feu au centre de la terre et l’eau dans le ciel, au-dessus de l’air. Les éléments bougeaient, alternant ordre et désordre, retournant systématiquement du désordre à l’ordre. Dieu se plaisait à voir comment Sa création se mouvait pour correspondre à l’ordre hiérarchique de leur pesanteur.

Spyosu


Questions
  1. Qu’est-ce que le Néant ?
  2. Quels sont les qualificatifs de Dieu donnés par le texte ?
  3. Que crée Dieu au départ ? Comment nomme-t-il sa première création ?
  4. Que crée-t-il ensuite ?
  5. Comment fait-il pour que le mouvement existe ?

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Theudbald a écrit:1.Qu’est-ce que le Néant ?
Le Néant, contrairement au vide, est l'antithèse de l'existence, l'idée que la vie, les sentiments et les émotions sont absents.

2.Quels sont les qualificatifs de Dieu donnés par le texte ?
Voici ces qualitficatifs :
- supérieur à tout
- l’Infini et l’Eternel
- l’Être Parfait
- Matière Première
- Créateur de toutes choses
- Très Haut
- omniscient
- omniprésent

3.Que crée Dieu au départ ? Comment nomme-t-il sa première création ?
Dieu crée un minuscule point dans le Néant, qu'il nomme Univers.

4.Que crée-t-il ensuite ?
Dieu crée ensuite le mouvement et les éléments.

5.Comment fait-il pour que le mouvement existe ?
Il définit la loi du poids : les choses lourdes sont attirées vers le bas, alors que les choses légères vont vers le haut. Ainsi, les quatre éléments sont forcés au mouvement. L'alternation de l'ordre et du désordre rend le mouvement perpétuel.

Tullia a écrit:Tullia regarda les réponses, puis donna son appréciation

Parfait, vous n'avez fait aucune erreur, nous pouvons passer à la leçon suivante.

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Re: Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Dim 3 Juin 2012 - 17:16

Tullia a écrit:
La préhistoire

Ce cours vous présente la suite de notre dogme.


La Pré-Histoire est la deuxième partie du Livre I du Livre des Vertus intitulé Le Mythe Aristotélicien.
Elle est subdivisée en 8 chapitres.
    I: Oanylone
    II: Le travail
    III: L'acédie
    IV: Les péchés
    V: Le roi du péché
    VI: La punition
    VII: L'exode
    VIII: Le paganisme


Résumé

Les hommes, devenus les enfants de Dieu, suivent Oane. Celui-ci, qui était considéré comme simple d’esprit, par sa réponse à Dieu est devenu le guide de la communauté. Il la conduit donc dans un endroit où une ville pourra être construite et meurt à l’arrivée, dans l’espoir d’une vie meilleur. Les hommes construisent donc une ville : Oanylone et décide que la tombe de leur guide sera un lieu de recueillement et de prière à Dieu.

Les hommes travaillaient six jours à leur subsistance comme leur avait conseillé Dieu et gardaient le septième pour la prière. Mais il fallut de moins en moins de temps pour travailler et les hommes sombrèrent peu à peu dans l’acédie. Ils paraissaient de plus en plus souvent et même le septième jour au lieu de prier.

Après l’acédie, ce fut d’autres pêchés qui apparurent à la chaîne : la gourmandise, l’orgueil, l’avarice, l’envie, la colère, la luxure. Cette débauche était encouragée par la Créature Sans Nom qui voulait prouver à Dieu qu’elle avait raison lorsqu’elle affirmait que le fort devait dominer le faible.

Alors Dieu intervint. Il décida de donner une leçon au genre humain. Dans sept jour, il détruira la ville. Tout ceux qui s’y trouveront encore mourraient et seraient envoyés dans la Lune, sauf si ils se repentaient, alors le soleil les accueilleraient.

La plupart quittèrent la ville et se livrèrent au paganisme jusqu’à ce qu’un prophète : Aristote leur arrive.

Les autres se regroupèrent autour de prêcheurs : sept qui prêchaient le vice et la non-puissance de Dieu : Asmodée qui prônait la gourmandise, Azazel la luxure, Belial l’orgueil, Lucifer l’acédie, Belzébuth l’avarice, Léviathan la colère et Satan l’envie. Ceux là allèrent en Enfer et devinrent les démons.

Mais d’autres se regroupèrent autour de sept vertueux et devinrent les anges. Ces sept sont : Gabriel prêchant la tempérance, Georges l’amitié, Michel la justice, Miguaël le don de soi, Galadrielle la conservation, Sylphaël le plaisir et Raphaëlle la conviction.

Extrait

Pré-Histoire I - Oanylone

Les humains étaient désormais les enfants de Dieu. Cela avait pour conséquence qu’ils étaient maintenant dotés dune âme, qui serait jugées à la fin des temps en fonction de leur pratique de la vertu. De plus, cela faisait qu’ils étaient maintenant voués à travailler pour assurer leur subsistance. Les autres créatures de la création, exceptée celle que le Très Haut n’avait pas nommé, leur étaient soumises. Les humains pouvaient ainsi les cultiver et les élever pour s’en nourrir.

Dieu n’intervint plus dans le monde, laissant Ses enfants vivre et prospérer. Il avait donné à la créature qu’Il n’avait pas nommée la liberté de les tenter pour qu’ils doivent avoir à choisir entre le chemin de la vertu et celui du péché. Etant omniscient, Il savait déjà comment serait leur avenir, mais il voulait que ce soit à eux de faire leurs preuves, sans les juger par avance.

Oane, celui qui avait correctement répondu à Dieu, était maintenant passé du statut simple d’esprit de la communauté à guide de celle-ci. Il ne rechignait pas à la tâche. Il les conduit à travers le monde se trouver un lieu propice à leur épanouissement. Pendant des années, ils traversèrent des déserts, des montagnes et des plaines du monde entier. Oane s’affaiblissait tout au long de ce périple, mais il n’abandonna jamais.

Finalement, le jour vint où ils trouvèrent une vallée propice à leur établissement. Il s'y trouvait un lac, qui semblait foisonnant de poissons. De vastes espaces étaient propices à l’élevage et à la culture. Les forêts environnantes fourniraient du bois. Il y avait même un verger, où poussaient de nombreux arbres fruitiers. La vallée se trouvait au pied d’une montagne, d’où des minéraux, tels que de l’or, du fer ou du charbon, pouvaient être extraits.

Oane était ravi que sa quête soit enfin arrivée à son terme. Il admirait la plaine du regard lorsqu’il s’effondra. Tous s’attroupèrent autour de lui pour lui venir en aide. Quelques uns tentaient de le maintenir dans une position presque assise, mais il était clair pour tous qu’il vivait ses derniers instants. Mais, malgré le tragique de l’événement, alors que tous étaient effarés, Oane arborait un sourire plein de sérénité.

Il dit: “N’ayez crainte, car ma mort n’est qu’un passage pour rejoindre Dieu. J’ai atteint la place que Dieu m’a réservé dans le monde et ait accompli ce qu’Il attendait de moi. La mort n’est pas pour moi la perte de la vie mais le passage vers une autre, bien meilleure. Il en sera de même pour vous si vous savez vivre dans la vertu. Alors, que vos larmes ne soient pas de tristesse mais de joie, car le Très Haut me fait le plus beau des cadeaux. Aimez Le et Il vous aimera. Adorez-Le et Il vous bénira. Vivez dans la vertu et Il vous accueillera à Ses côtés.”

Alors, il rendit son dernier soupir. Et tous se regardèrent les uns les autres, ne comprenant pas cette sérénité qui s’affichait encore sur le visage de leur guide. Ils enterrèrent son corps au milieu de la vallée, là où ils vivraient dorénavant. Ils firent le serment que, chaque semaine, ils se réuniraient autour de sa tombe, afin qu’il les accompagne et les guide lorsqu’ils rendraient hommage à Dieu.

Mais aucun ne comprit que l’amour qu’avait Oane pour Dieu lui fasse accepter la mort avec autant de sérénité. Mais personne ne voulait lui faire le moindre reproche, à lui qui avait tant fait pour eux. En hommage à sa vie au service des humains et de Dieu, ils décidèrent de nommer la cité qu’ils allaient construire Oanylone, “la cité d’Oane”.

Spyosu


Questions
  1. “Dieu n’intervint plus dans le monde, laissant Ses enfants vivre et prospérer. Il avait donné à la créature qu’Il n’avait pas nommée la liberté de les tenter pour qu’ils doivent avoir à choisir entre le chemin de la vertu et celui du péché.”

    Pouvez-vous, après avoir lu le texte, m’expliquer cette phrase qui résume une situation ? Pourquoi ceci est-il important dans notre vie ?

  2. Quel est le rapport existant avec la phrase citée précédente et celle-ci:

    “ N’ayez crainte, car ma mort n’est qu’un passage pour rejoindre Dieu. J’ai atteint la place que Dieu m’a réservé dans le monde et ait accompli ce qu’Il attendait de moi. La mort n’est pas pour moi la perte de la vie mais le passage vers une autre, bien meilleure. Il en sera de même pour vous si vous savez vivre dans la vertu."

  3. “ Les autres créatures de la création, exceptée celle que le Très Haut n’avait pas nommé, leur étaient soumises.”

    La domination que nous avons sur les autres créatures nous permet elle de les tuer pour notre bon plaisir ? Pourquoi ?

  4. Dans le texte, les humains commencent à se retrouver autour de la tombe d’Oane afin de prier.
    La façon dont est traité Oane ne rappelle-t-elle pas un statut qui est parfois donné aux hommes de nos jours ?
    Pouvez-vous expliquer ce statut ?
    La façon dont ces hommes et ces femmes se réunissent ne préfigure pas un usage que nous avons, nous aristotéliciens ?

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Theudbald a écrit:1.“Dieu n’intervint plus dans le monde, laissant Ses enfants vivre et prospérer. Il avait donné à la créature qu’Il n’avait pas nommée la liberté de les tenter pour qu’ils doivent avoir à choisir entre le chemin de la vertu et celui du péché.”
Pouvez-vous, après avoir lu le texte, m’expliquer cette phrase qui résume une situation ? Pourquoi ceci est-il important dans notre vie ?

Dieu confère à la fin le libre-arbitre aux humains. Il est important d'avoir conscience de cet état de fait, afin de pouvoir faire ses choix en toute connaissance de cause : notre volonté est testée et nous serons tous jugés à l'heure de notre mort.

2.Quel est le rapport existant avec la phrase citée précédente et celle-ci:
“N’ayez crainte, car ma mort n’est qu’un passage pour rejoindre Dieu. J’ai atteint la place que Dieu m’a réservé dans le monde et ai accompli ce qu’Il attendait de moi. La mort n’est pas pour moi la perte de la vie mais le passage vers une autre, bien meilleure. Il en sera de même pour vous si vous savez vivre dans la vertu."

C'est là une sentence prononcée par Oane, qui a fait le choix de suivre la vertu. C'est la conséquence de la citation précédente. Il montre ainsi qu'il a confiance en son devenir, malgré sa mort inéluctable, car il s'est détourné du péché.

3.“Les autres créatures de la création, exceptée celle que le Très Haut n’avait pas nommé, leur étaient soumises.”
La domination que nous avons sur les autres créatures nous permet elle de les tuer pour notre bon plaisir ? Pourquoi ?

Domination signifie essentiellement responsabilité. Un dominant n'a pas tout pouvoir sur un dominé. Bien au contraire, il lui incombe plus de devoirs que de loisirs.

4.Dans le texte, les humains commencent à se retrouver autour de la tombe d’Oane afin de prier.
La façon dont est traité Oane ne rappelle-t-elle pas un statut qui est parfois donné aux hommes de nos jours ?
Pouvez-vous expliquer ce statut ?
La façon dont ces hommes et ces femmes se réunissent ne préfigure pas un usage que nous avons, nous aristotéliciens ?

Les humains expriment leur reconnaissance éternelle envers l'un des leurs, qui leur a montré la voie de la vertu. Cela rappelle le statut de saint. Le rassemblement hebdomadaire préfigure la messe dominicale.

Tullia a écrit:Très bien, voilà un devoir parfait, nous pouvons passer à la suite !

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Re: Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Dim 3 Juin 2012 - 17:17

Tullia a écrit:
L'Éclipse

Ce cours va vous faire découvrir la troisième partie du Livre des Vertus.


L'Éclipse est la troisième partie du Mythe Aristotélicien, elle est subdivisée en 8 chapitres.
    I: La lune
    II: Le brouillard
    III: La plaine
    IV: Les galeries
    V: Le pic
    VI: Le soleil
    VII: Le Paradis
    VIII: La résurrection


Résumé

Par une belle journée, Sypous se promenait et observa un phénomène étrange. La lune était présente en plein jour : le paradis et l'enfer étaient près l'un de l'autre. Bientôt la lune passa même devant le soleil, provocant l'obscurité.
Tandis que Sypous observait avec appréhension ce phénomène, quelque chose d'encore plus étrange arriva. Un arc en ciel de couleur partant de la lune pour arriver jusqu'au pied de Sypous s'était formé. Il monta dessus pour marcher jusqu'à la lune.
Il rencontra les 7 démons les uns après les autres :
- Asmodée, Prince de la Luxure
- Belial, Prince de l’Orgueil
- Satan, Prince de l’Envie
- Léviathan, Prince de la Colère
- Azazel, Prince de la Gourmandise
- Belzébuth, Prince de l’Avarice
- Lucifer, Prince de l’Acédie
Chacun lui expliqua le pêcher qui menait à lui.
Puis il vit sept anges se poser devant lui. Ils l'emmenèrent sur le soleil où il fut accueilli par Aristote et Christos. Puis Dieu lui posa une question : “Toi, l’humain que les tiens nomment Sypous, tu es venu à Moi, découvrant tout ce qu’un humain pourra connaître après sa mort. Tu as visité chacun des sept Enfers, où tu as rencontré chacun des Princes-démons, qui se sont présentés à toi, conformément à Ma volonté. Qu’as-tu retenu de tes périples?”
Sypous répondit : “J’ai compris le sens du Salut. Lorsqu’un humain a vécu dans la vertu, s’étant ainsi conformé à Ta divine parole, transmise par le prophète Aristote et par Christos, le messie, Tu lui accordes le droit d’accéder en ces lieux, au Paradis, au sein du soleil. Si il se détourne de la vertu, refusant d’écouter Ta divine parole, qu’il s’abandonne aux plaisirs terrestres, à l’égoïsme, à la tentation, à de fausses divinités, Ton infinie sagesse t’amène à l’envoyer en Enfer, dans la lune, pour y être puni pour l’éternité. Tu nous aime, mais c’est également à nous de T’aimer.”
Dieu dit: “Maintenant, le temps est venu pour toi de faire ton choix. Tu peux décider d’accepter la mort. Dans ce cas, je jugerait toute ta vie, les moments où tu as su oeuvrer pour la vertu et ceux où tu t’es détourné d’elle. Si, alors, Je juge que tu le mérite, tu rejoindra les élus pour une éternité de joie et de bonheur. Mais si Je juge alors que ta vie n’a pas été assez vertueuse, tu connaîtra une éternité de tourments en Enfer. Mais, si tu penses que ton temps n’a pas encore été accompli, que tu n’as pas encore fait tes preuves devant Moi, tu peux décider de revenir à la vie.”
Sypous choisi la résurrection. Dieu dit alors: “Depuis que J’ai décidé de changer l’esprit des humains en âme, afin qu’elle soit jugée à leur mort, chacun d’eux parcourt le chemin qui t’a conduit à Moi, et Je pose la même question à chacun d’eux. Certains ont la même prudence que toi, d’autres accèdent au Paradis, et d’autres surestiment la qualité de leur vécu et sont envoyés en Enfer.”
“Ceux qui ont opté, comme toi, pour la résurrection ne gardent pas traces de leur périple céleste dans leur mémoire. Ainsi, leur comportement ne change que si la leçon s’est gravée au fond de leur cœur. Mais, afin que tous sachent quel sort terrible les attend si ils se détournent de mon amour, je te laisse exceptionnellement la mémoire. Tu pourra ainsi témoigner de ton périple. Et ton témoignage restera pour les siècles des siècles. Maintenant que tu sais quel tâche Je t’ai confié, retourne à la vie, jusqu’à ce que Je te rappelle pour que tu fasse un nouveau choix.”
Et Sypous se réveilla dans son lit où on lui expliqua que cela faisait 9 jours qu'il était mort.

Extrait

L’éclipse II: Le brouillard

Je marchai donc sur un pont rayé de six couleurs, en destination de la lune, sous un ciel d’encre vide de toute étoile. Le trajet me sembla durer une éternité. Mais, alors que je commençais à désespérer de la distance qui me restait à parcourir, je perdis l’équilibre. En effet, les bandes de couleurs qui constituaient le pont que je traversais se mêlèrent en une seule et unique lumière blanche. Celle-ci, telle de l’eau, s'abattait sur la surface de la lune en une cascade laiteuse. Je m’effondrai pathétiquement au sol et, fortement agacé, me relevai, essuyant la poussière de mes vêtements.
Tout autour de moi, je voyais un brouillard blanchâtre peu engageant. Il faisait chaud et moite au sein de cet air dense et irrespirable. J’essayais d’avancer mais mes mouvements était lents et maladroits, tant le brouillard semblait s’agripper à mon corps. Mes pieds s’enfonçaient dans le sol mou et visqueux. J’en venais à souhaiter que le vent se lève afin de disperser cette gangue crémeuse qui m’entourait. Mais ce lieu me donnait l’impression de ne pas avoir connu la moindre brise depuis la nuit des temps. C’était la même atmosphère moite qui régnait depuis. Je me croyais dans un tombeau.
C’est alors que je sentis une longue langue me lécher le torse. Paralysé par la terreur, je m’immobilisai. Regardant autour de moi, je discernai enfin des formes. Elles étaient innombrables et ressemblaient fort peu à des êtres humains. L’une d’elles, de taille gigantesque se dressa face à moi, et je pus en détailler la laideur. Entièrement nu, ce démon avait une peau lisse, gorgée de sueur, et des jambes arquée, entre lesquels les attributs de la masculinité s’affichaient sans pudeur. Je vis également que sa poitrine portait les attributs de la féminité. J’espérais découvrir un visage humain, mais, à la place, se trouvait une gueule semblable à celle d’un serpent, de laquelle sortait une longue langue dressée vers moi.
Le monstre me dit: “ Je suis Asmodée, Prince de la Luxure. Raphaëlle, Archange de la Conviction, est mon opposée. Celui qui se complaît dans l’abus des choses de la chair et dans le nihilisme le plus total vient rejoindre les rangs de mes damnés.” Je ne savais pas quelle réponse donner à une si horrible créature, mais elle n’en attendait pas et s’écarta de mon chemin. C’est alors que je vis un long couloir creusé dans le dense brouillard. Je ne me fis pas prier pour l’emprunter et ainsi échapper à ces bêtes luxurieuses. Le sol était de moins en moins pâteux et devenait de plus en plus sableux. La couleur blanchâtre laissait peu à peu la place à une sombre lueur turquoise.
Au bout d’un temps indéfinissable, j’accédai à une gigantesque grotte. Des piliers titanesques soutenaient sa voûte, que j’avais du mal à discerner, étant donnée sa hauteur. Un lac aux dimensions homériques emplissait les lieux. Son liquide, qu’aucune onde ne venait troubler, irradiait d’une sombre lueur turquoise, colorant ainsi toutes les roches environnantes. Aucune vie ne semblait pouvoir se maintenir en ces lieux. Quelle ne fut pas ma surprise quand je vis, parmi les roches qui s’entassaient le long de la berge des formes obscures se lever. Leurs mouvements étaient lents, maladroits, et peu affirmés.
Elles semblaient devoir faire un effort surhumain pour entrer en mouvement. Je les voyais toutes pleurer leur état déliquescent et amorphe. C’est alors qu’une gerbe de liquide turquoise surgit de la surface du lac. Une énorme créature à la peau écailleuse et à la longue queue de lézard surgit du liquide. Surmontant une mâchoire titanesque, deux petits yeux d’émeraude me fixaient. Elle me dit: “ Je suis Belial, Prince de l’Orgueil. Miguaël, Archange du Don de soi, est mon opposé. Celui qui a le sentiment de pouvoir vivre hors de la communauté, ou d’être capable d’atteindre le statut de divin, vient rejoindre les rangs de mes damnés.”

Ysupso


Questions
  1. Il rencontre les princes-démons sur la Lune. Est-ce étonnant ? Oui/Non ? Pourquoi ?
  2. Qui sont les “formes ressemblant fort peu à des êtres humains” et les“formes obscures” ?
  3. Pourquoi sont-elles a cet endroit-là ? Depuis quand ? Et pourquoi ne ressemble-t-elle que peu à des êtres humains ?
  4. Chaque vice est incarné par un prince-démon. Qui sont les princes-démons ?
  5. Il ne parle pas de la créature sans nom, pourquoi ?

Mis en forme par sœur Wilgeforte de Torretta-Granitola


Theudbald a écrit:1.Il rencontre les princes-démons sur la Lune. Est-ce étonnant ? Oui/Non ? Pourquoi ?
Ce n'est pas étonnant, car c'est sur la Lune qu'ils se trouvent.

2.Qui sont les “formes ressemblant fort peu à des êtres humains” et les“formes obscures” ?
Ce sont les princes-démons.

3.Pourquoi sont-elles a cet endroit-là ? Depuis quand ? Et pourquoi ne ressemble-t-elle que peu à des êtres humains ?
Si je me fie à mon sens de la logique, Dieu les y a placé, alors qu'il donnait aux humains le libre-arbitre et qu'il accordait à la créature sans nom la liberté de les tenter.

4.Chaque vice est incarné par un prince-démon. Qui sont les princes-démons ?
- Asmodée, Prince de la Luxure
- Belial, Prince de l’Orgueil
- Satan, Prince de l’Envie
- Léviathan, Prince de la Colère
- Azazel, Prince de la Gourmandise
- Belzébuth, Prince de l’Avarice
- Lucifer, Prince de l’Acédie

5.Il ne parle pas de la créature sans nom, pourquoi ?
Serait-ce parce que la créature sans nom est sur terre ? Ou bien que personne ne peut la voir, que sa localisation prête à débat, car elle se trouverait partout et nulle part en même temps ?

Tullia a écrit:Alors, pour la question 1 c'est juste, mais justement, pourquoi se trouvent-ils sur la Lune ?
Pour la deuxième, ce sont les princes démons mais aussi les âmes égarées qui se retrouvent sur la Lune. Et donc, pour la question suivante, si elles se trouvent ici, c'est parce qu'elles ont commis de nombreux péchés. Elles ne ressemblent que peu à des humains, car à notre mort, notre âme prend une forme plus ou moins belle en fonction de la façon dont nous avons vécu : vertueusement ou au contraire dans le vice.
Enfin, pour la dernière question, c'est bien cela, la Créature sans Nom est sur terre, pour tenter les hommes.

Bon, ce n'est pas un très bon devoir, je pense que c'est parce que vous n'avez pas bien compris le texte.

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Re: Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Dim 3 Juin 2012 - 17:18

Tullia a écrit:
La fin des temps

Ce cours va vous faire découvrir la dernière partie du Livre des Vertus. Il achève ainsi la partie « dogme ».


La Fin des temps est la quatrième et dernière partie du Livre I du Livre des vertus. Elle est composée de 5 chapitres :
    I : Le rêve
    II : Le château
    III : L'église
    IV : Le Jugement Divin
    V : Les questions


Résumé



La Fin des Temps est le récit du songe que Dieu inspira à Ysupso.
Il vit le monde rayonnant dans sa douce tranquillité. Il aperçut les anges et les archanges du Paradis. Puis l’horreur débuta…
Trois jours et trois nuits un terrible orage fit un désastre, puis la température se fit froide. Il neigea et grêla, de nombreux hommes moururent. Puis une accalmie se fit. Les hommes sortirent donc de leurs abris pour courir écouter le duc qui tentait de répondre aux questions qui l’assaillaient. Mais alors la terre se mit à trembler et une tour du château s’effondra écrasant le représentant du pouvoir temporel.
Puis toute la ville s’écrasa… Seule l’église tenait encore et le curé y prêchait le repentir. Les gens l’écoutait mieux qu’à l’accoutumé. C’est alors qu’une tornade s’éleva, balayant le saint édifice, et peu à peu la détruisant, emportant la plupart des hommes s’y étant réfugié. Les quelques survivants virent alors la dernière punition de Dieu…
Tout autour d’eux pris feu. Jusqu’au vent jusqu’alors glacial. Et les hommes prirent feu avec., rien ne resta de leur corps.
Alors Dieu dit à Ysupso pour le rassurer :
“Vois, comment risque de finir le monde que tu aimes tant. Il sera détruit par l’eau, la terre, le vent et le feu. Mais n’aies crainte, car si vous vous montrez vertueux, vous pourrez éviter ces inutiles souffrances. Et que ceux qui vivent dans la vertu ne s’inquiètent pas, car jamais Je n’oublie ceux qui M’aiment.”
Alors de la terre, ceux qui venait de mourir se relevèrent et dans une longue file s’élancèrent vers leur créateur. Alors le monde disparu.
Dieu révéla alors que tout les hommes seraient jugés à leur mort et iraient selon la vie qu’ils ont mené sur le monde, soit en Enfer, soit au Paradis. Il dit aussi que le monde disparaîtra ainsi qu’Il l’a montré à Ysupso si les hommes écoutent encore en trop grand nombre la Créature Sans Nom comme à Oanylone.

Extrait

La fin des temps V: Les questions

Mais nombre de questions n’avaient pas encore trouvé de réponse. Je demandai à Dieu si Il voulait bien éclairer ma lanterne et, dans Sa grande miséricorde, Il accepta.
Je Lui demandai: “Quand serons-nous jugés? Quelles seront les peines et les récompenses que nous aurons?” Il me répondit: “J’ai décidé, lorsque J’ai fais des humains Mes enfants, de leur faire le plus beau des cadeaux: J’ai fais de tous vos esprits des âmes, vous permettant de gagner le Paradis si vous suivez les enseignements d’Aristote et de Christos, mais vous punissant des Enfers si vous vous détournez du chemin qu’ils ont tracé. Vous êtes en cour de jugement tout au long de votre vie. Chaque pensée, chaque parole et chaque action influent sur Ma décision finale. Lorsque chacun de vous meurt, Je décide de votre destination éternelle. Selon que vous avez été vertueux ou pécheur, vous rejoignez les rangs des élus ou des damnés.”
Je Lui demandai ensuite: “Mais à quoi ressembleront les humains qui accéderont au soleil ou à la lune? Ne serons-nous que de purs esprits? Que deviendront nos corps? Que sont ces anges et ces démons?” Il me répondit: “Le corps ne peut vivre sans l’esprit et l’esprit sans le corps, car J’ai fait de la vie l’union de ces deux états. Lorsqu’un humain accède au Paradis ou à l’Enfer, le corps qu’il avait sur le monde est abandonné pour nourrir la vie et un nouveau corps lui est donné en échange. Celui-ci est à l’image de l’esprit de l’humain: il en représente soit la beauté soit la laideur. Les anges sont ceux qui, par leur sainteté, ont obtenu un corps si parfait qu’ils me secondent dans le soleil. Les démons sont ceux qui ont tant vécu dans l’erreur que leur corps n’est qu’horreur et bestialité.”
Je Lui demandai encore: “Le baptême est le sacrement qui consacre l’entrée d’un humain dans la communauté des croyants*. Sans ça, il n’y a pas d’accès au Paradis possible. Mais que deviennent les pauvres enfants dont la vie s’achève avant qu’ils aient la chance d’être baptisés?” Il me répondit: “Je vous ai fait élus à votre naissance, car vous tendez naturellement vers Moi. Ce sont vos péchés qui vous détournent de Ma divine perfection.”
“Le baptême permet à la vertu de racheter le péché, permet à l’amour de vaincre l’acédie. Un vertueux qui n’est pas baptisé ne se verra pas effacer ses fautes, car Je n’ai pas béni son entrée dans la communauté de Mes fidèles. Mais ne crois pas que le fait d’être baptisé t’autorise à pécher sans vergogne. Ce sacrement n’est que le moyen de vivre dans la vertu. Mais tous ceux qui n’ont pas été baptisés, qu’ils soient enfants ou adultes, si ils n’ont absolument jamais péché, pourront de même accéder au Paradis.”
Je Lui demandai enfin: “La Fin des Temps aura-t-elle forcément lieu?” Il me répondit: “Non, Je déciderai de détruire le monde si les humains s’abandonnent tant dans le péché qu’ils ont fini par donner raison à la créature à laquelle Je n’ai pas donné de nom. Sache que l’avenir du monde ne dépend que de votre vertu. A vous de respecter la parole que j'ai transmise à Aristote et Christos car, si vous vous comportez comme les habitants d’Oanylone, votre vice liera le sort du monde que vous aimez tant.”
Alors, Dieu me dit que le temps était venu que je retourne chez moi, que mon rêve se finisse, et que je me réveille. Soulagé d’avoir tant appris de Dieu Lui-même, je retournai donc à mon lit douillet, où je me réveillai. Encore troublé par ces révélation, j'entreprit de coucher par écrit ce message de Dieu Lui-même.

Ysupso

________________________________________________

* Note du copiste : à cette époque, les mots fidèle et croyant signifiaient la même chose. Maintenant, leur signification est différente, le baptême permet l'entrée dans la communauté des fidèles.



Questions
  1. Qu'est-ce qui rentre en compte dans le jugement de Dieu ?
  2. Que devient notre corps terrestre à notre mort ? Et notre esprit ?
  3. A quoi sert le baptême ?
  4. Que risque-t-on si on suit aveuglément la Créature sans Nom ?


Mis en forme par sœur Wilgeforte de Torretta-Granitola


Theudbald a écrit:1.Il rencontre les princes-démons sur la Lune. Est-ce étonnant ? Oui/Non ? Pourquoi ?
Ce n'est pas étonnant, car c'est sur la Lune qu'ils se trouvent.
Alors, pour la question 1 c'est juste, mais justement, pourquoi se trouvent-ils sur la Lune ?
Pour ne pas déranger les vertueux sur le Soleil ? C'est un lieu qui leur est réservé, afin qu'ils y connaissent la damnation.

__________
1.Qu'est-ce qui rentre en compte dans le jugement de Dieu ?
Pensées, paroles et actions durant la vie entrent en compte dans le jugement de Dieu.

2.Que devient notre corps terrestre à notre mort ? Et notre esprit ?
Le corps terrestre est abandonné, et l'esprit est réincarné dans un nouveau corps à son image, sur le Soleil et la Lune.

3.A quoi sert le baptême ?
Le baptème sert à entrer dans la communauté des croyants. c'est une condition d'accès au paradis.

4.Que risque-t-on si on suit aveuglément la Créature sans Nom ?
En suivant la créature sans nom, on risque la damnation sur la Lune. Si toute l'humanité fait de même, alors Dieu détruira le monde.

Tullia a écrit:Voilà un bon devoir, nous pouvons passer au suivant !

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Re: Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Dim 3 Juin 2012 - 18:24

Tullia a écrit:
Christos


Ce cours va vous enseigner le subtil statut de Christos, à mi-chemin entre Dieu et homme.



Chapitre premier: La nature de Christos

Dans son infinité bonté Dieu tout puissant n'a pas voulu que l'homme resta abandonné à lui même...
Aristote, le grand prophète qui eu accès à la révélation divine, avait prédit qu’un homme élu de dieu incarnerait l’amitié vertueuse en vouant sa vie aux autres. « Aimez-vous les uns les autres » allait être sa devise.
En effet, jusqu'à l'arrivée de ce messie, les règles de la "solidarité" seront internes à l'ethnie; au-delà de l'ethnie se trouvent des populations à exploiter.
Cet homme élu de dieu arrivera dans une période de débâcle, manifestera la volonté d'aller "enseigner toutes les nations" et il aura contre lui ceux qui refusent cette vision et il comploteront contre lui jusqu'à vouloir le tuer. L’élu aura le choix entre « rentrer dans les rangs » ou se sacrifier pour montrer à dieu que l’homme peut atteindre l’amitié parfaite, vertueuse et unitive jusqu'à se sacrifier pour les autres sans rien attendre en retour.

Chapitre deuxième: les titres de Christos

Il est messie, guide et miroir de la divinité.

Chapitre troisième: le Salut

C'est ainsi que Christos est venu parmi nous, mais la haine qui obscurcit les esprits aveugla les hommes, et rejetant le message d'amour ils le crucifièrent comme on égorge un agneau sans défense. Lui, aimant jusqu'a la fin, Homme parfait pur de tout péché accepta ce sort avec humilité, afin de réparer par son sacrifice volontaire les péchés de tous les hommes passés, présents et futurs et pour établir à jamais l'amitié entre les hommes et avec Dieu.
C'est donc par ce sacrifice que Christos apporta le salut aux hommes, afin qu'ils puissent être sauvés en accomplissant les oeuvres de Dieu, c'est à dire:
L'adhésion à l'Eglise Aristotélicienne qu'il a fondé, la Foi en l'enseignement d'Aristote, et l'union, l'obéissance et l'imitation de Christos, qui est venu sur terre pour donner force et majesté aux enseignements de Dieu consignés dans les livres de la Révélation.


Questions
  1. Qu'incarne Christos ?
  2. Quels sont les titres donnés à Christos ?
  3. Qu'a permis le sacrifice de Christos ?
  4. Que doivent faire les hommes pour être sauvés ?

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Theudbald a écrit:1.Qu'incarne Christos ?
Christos incarne l'amour de son prochain.

2.Quels sont les titres donnés à Christos ?
- homme élu de dieu
- messie
- Homme parfait pur de tout péché

3.Qu'a permis le sacrifice de Christos ?
Christos a montré à Dieu que l'Homme était capable d'amour, de don de soi, ce qui permit le salut des humains.

4.Que doivent faire les hommes pour être sauvés ?
Ils doivent accomplir les oeuvres de Dieu : adhérer à l'Eglise, avoir foi en l'enseignement d'Aristote, s'unir, obéir et imiter Christos.

Tullia a écrit:C'est plutôt bon, mais je vais tout de même rajouter des choses.
Christos est aussi guide est miroir de la divinité. Quant à son sacrifice, il a surtout permis le rachat des péchés des hommes.

Bien, je vous donne la suite.

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Re: Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Lun 4 Juin 2012 - 17:16

Tullia a écrit:
Aristote


Ce cours va vous enseigner la vie et le message du premier prophète, celui qui a donné son nom à notre religion : Aristote.


La vita d'Aristote compose la seconde partie du livre des vertus avec la vita de Christos. Elle n'est pour le moment composée de trois livres :
  • Livre I : Dialogues Arrow Treize chapitres
  • Livre II : Panégyrique Arrow Quatre chapitres
  • Livre III : Le siège d'Aornos :arrow:Quatre chapitres


Résumé :

Aristote naquit un jour, en Grèce où tous étaient réunis sur l'agora afin de savoir de quel Dieu la comète que les astrologues avaient repérée était le signe. Son père s'étant rendu sur la place, lorsqu'il revint, sa femme avait mis le jour à un enfant. Le père présenta son fils aux puissances célestes, dont il demanda la bénédiction.
Un jour, le jeune Aristote, à peine âgé de cinq ans, se rendit au temple d'Apollon, mais une force l'immobilisa, un éclair vint frapper le temple et une voix résonna dans la tête de l'enfant : "Voilà ce que ma puissance réserve aux idoles qui se font honorer comme des dieux. Cherche le Dieu unique, cherche la Vérité et la Beauté, car un jour viendra celui qui restaurera tout". Et l'enfant, bouleversé, s'écroula sur le sol. Ce fut la première apparition de Dieu au prophète.
Plus tard, alors que le roi de Macédoine est mourant, toute la population prie les faux Dieux, et Aristote découvrit à ce moment là qu'il y a une vie après la mort matérielle, il découvre enfin qu'il est inutile de prier plusieurs dieux, et qu'un seul Dieu était suffisant, il fut envoyé ensuite à Athènes, afin d'y rencontrer Platon. Chez Aristote, l'art du syllogisme est inné, ce qui facilita l'apprentissage avec Platon., car tout ce que le maître disait, l'élève l'intégrait.
Puis Aristote quitta son maître, et alla fonder sa propre école, où il éclaira de son savoir les élèves. Il découvrit ensuite que les astres étaient de nature céleste. Pour Aristote, après un rêve d'une cité merveilleuse, décida de partir à la recherche de cette cité, il rejoignit Alexandre, qui écouta le conseil du philosophe et partit à la recherche de la Cité mythique d'Oanylone. Grâce, toujours aux conseils d'Aristote, Alexandre et son armée remportèrent une bataille contre un général perse.
Continuant la campagne, l'armée finit par manquer de vivres, d'eau, et les soldats étaient pris de mal, quand enfin on aperçut une cité, l'état de siège fut déclaré mais une délégation venant de la cité leur demanda d'attendre, leur Manitou avait prophétisé la venue d'Aristote, et voulait qu'il visite la ville. Ce que le prophète fit en disant : La curiosité n'est pas un si mauvais défaut.

Aristote visita donc la cité, divisée en plusieurs parties : La partie A, où habitaient les reclus de la société, la partie B, où habitaient les cultivateurs, la partie C, où habitaient les citoyens soldats, et enfin la partie D, où habitaient les plus riches. Le philosophe fut affligé de ce découpage, les écarts entre les classes étaient pour lui trop importants.

Extrait

Voici un passage de la vie d'Aristote, il raconte la visite d'Aristote d'une ville nommée Aornos.

Le temple du manitou du serpent cosmique était un édifice imposant, dont l’architecture ne tolérait aucune fioriture. Le décorum était d’une simplicité extrême, et se limitait à quelques bas reliefs représentant des épisodes de la vie du serpent cosmique, divinité Assacène. Seul le dôme du temple tranchait avec l’austérité de l’ensemble, chargé qu’il était de pierres précieuses, et tapissé de feuilles d’or. Nous pénétrâmes dans la bâtisse, emboîtant le pas de notre guide, qui nous conduisit à une sorte de guichet, tenu par ce qui semblait être des moines. Ceux-ci nous interrogèrent sur nos identités, nos adresses, nos situations familiales, nos revenus, nos filiations, et plusieurs heures plus tard, nous fûmes enfin autorisés à rencontrer le manitou.
Le manitou du serpent cosmique était un personnage singulier. Nous nous attendions à rencontrer un souverain, splendide dans sa majesté, mais c’est un homme dépourvu de charisme qui nous faisait face. Le manitou était petit, maigre, d’un age plutôt avancé, et portait une ridicule petite moustache. Il nous accueillit froidement en ces termes : « Les étrangers ne sont d’habitude pas bienvenus ici, mais pour vous nous faisons une exception, puisque vous êtes acteurs de la prophétie ». Je brûlais de lui poser la question, mais c’est Aristote qui le fit avant moi : « Mais de quelle prophétie parlez-vous donc ? ». Le manitou lui répondit qu’il avait vu en rêve qu’Aornos serait détruite par des armées venues d’occident, mais qu’un philosophe du nom d’Aristote devait d’abord visiter la cité pour en perpétuer la mémoire dans ses écrits. Aristote affirma que jamais il n’userait de son précieux temps pour écrire deux lignes sur Aornos, « plutôt crever, ou mieux, qu’Aornos sombre dans un total oubli ». Le manitou fut atterré par les paroles du philosophe : « Ah, non, non, non ! Ca non, nous ne pouvons pas être oubliés, enfin ! Nous sommes l’idéal politique ». Aristote pouffa : « Pouah ! Vous plaisantez ? Un idéal, une vaste blague oui : je ne vois ici que péché.
Je ne vois que luxure des hordes d’égarés vautrés dans les abus obscènes des choses de la chair, qui conduisent à l’irrémédiable contamination de l’âme, devenant alors comme un noir paysage peuplé de phantasmes où les corps se mêlent dans des positions indicibles. Ces damnés vont et viennent dans un sinistre ballet, en quête de nouvelles expériences sordides, pour calmer leur appétit féroce qui ne fait qu’aller grandissant. Plus rien n’a d’importance, sinon la satisfaction de leurs bas penchants, et bientôt, les obsessions deviennent si fortes qu’ils sombrent lentement dans une folie noire.
Je ne vois que colère, que des pauvres bougres qui s’abandonnent à leurs penchants primitifs pour lever la voix ou le gourdin contre leurs frères, que des sinistres maraudeurs qui jouissent de la violence de leurs actes malfaisants. Ceux-là, bientôt poussés par leurs pulsions bestiales, ou leurs tendances à la perversité, se repaissent de chair humaine et boivent le sang de leurs victimes, avant de semer la mort, puis de s’oublier à jamais dans une orgie de viscères et d’humeurs répandues.
Je ne vois qu’avarice de ceux qui prétendent commander mais qui ne font qu’exploiter, méprisant des intérêts les plus fondamentaux de leurs sujets, de ceux qui se complaisent dans leur petit confort, méconnaissant des besoins vitaux de leurs frères laborieux, et qui refusent une miche de pain aux bouches affamées. Ceux-là, en vérité, font preuve d’un tel égoïsme, que toute leur substance converge vers un même point central de leur organisme, et qu’ils deviennent ainsi tout rabougris, bossus, et tordus par l’œuvre du temps.
Je ne vois que gourmandise, et extraordinaire opulence des citoyens, qui sont gras d’abuser des choses de la table, rosés de boire trop de vin, et nonchalants de leurs excès de sommeil. Ceux-là verront bientôt leurs langues couvertes de pustules immondes, et gonfleront comme des baudruches, pour ensuite éclater tels des fruits murs dispersant ainsi leurs pauvres chairs aux quatre vents.
Je ne vois qu’orgueil et fatuité des citoyens, qui se réjouissent de la contemplation de leur propre image, et qui se persuadent de vivre dans la perfection physique, morale et politique. Ceux-là deviendront les plus laids, les plus difformes d’entre tous à mesure qu’ils vieilliront ; ils finiront fous de désespoir d’être rendus à l'état de monstruosités rampantes, larves visqueuses qui n’ont plus rien d’humain.
Je ne vois qu’envie des uns pour les choses des autres, ceux d’en bas voulant posséder autant que ceux d’en haut, tels se pourléchant de ce qu’ils pourraient encore tirer de leur prochain, et la chrématistique se faisant l’instrument de ce système pernicieux. Ceux-là aiment trop posséder et posséder autrui, et à se croire trop libres de désirer, ils en deviennent esclaves de leurs désirs, soumis aux moindres aléas de la fortune : leur vie devient un enfer, une quête effrénée et impossible d’un nombre toujours plus grand de choses terrestres.
Et enfin, je ne vois qu’acédie, le pire de tous les vices, s’il en est un, car voilà des citoyens qui au nom d’une obscure prophétie se laissent aller à la contemplation absurde de ce qu’il croient être leur destinée, à savoir disparaître sous les coups du glaive d’Alexandre, des citoyens qui au lieu d’agir, regardent béatement et passivement, des citoyens qui ignorent que l’action est le produit de l’héroïsme, le plus noble véhicule des vertus. Ceux-là, en vérité, ne méritent plus le nom de citoyens, et donc ne méritent plus le nom d’homme, ils sont des légumes ! »
Et Aristote se tût. Le manitou fit des yeux ronds, quant à moi je ne savais que dire après une telle tirade. Le temps fut suspendu, puis le souverain eut soudain une réaction violente. Aristote et moi fûmes expulsés d’Aornos, après avoir été copieusement insultés par le petit roi, qui entrait dans une colère hystérique.

Voici un autre passage, où Aristote parle de l'importance de la sociabilité :

Aristote cheminait en Attique alors qu'il avait rendu visite à un lointain parent vivant à Thèbes. Il était seul, ayant laissé la responsabilité de son école à ses meilleurs élèves. Mais à une bifurcation, il se trompa de chemin et au lieu de redescendre vers la plaine et la ville, il s'engagea dans les collines. Au bout de deux heures de marches, il se rendit compte de son erreur et avisa une habitation isolée. Il décida d'y aller demander conseil sur la route à suivre.
Au fur et à mesure qu'il s'approchait, il se rendit compte que ce qui de loin passait pour une maison n'était une mauvaise cabane adossée aux rochers, masquant grossièrement l'entrée d'une grotte.
Il frappa à la porte et héla, on vint lui ouvrir. L'homme, âgé, était à peine vêtu, et seulement de haillons. Il était maigre et hirsute.
Aristote : "Bonjour, vieil homme. Je me suis perdu et cherche le chemin de Mégare."
Ermite : "C'est si tu y vas, que tu seras perdu."
Aristote : "Je n'ai point souvenir que la ville ou les routes alentours soient à ce point peuplées de brigands."
Ermite : "Qui donc te parle de brigands. Elles sont peuplées d'humains. C'est déjà bien assez dangereux. "
Aristote comprit alors qu'il avait affaire à un ermite.
Aristote : "Dis-moi, es-tu heureux ?"
Ermite : "Si je suis heureux ? Et comment ! J'ai tout ce qu'il me faut : l'eau de la rivière, des oliviers, un petit jardin. Et comme je ne suis pas maladroit de mes mains, je fabrique ce dont j'ai besoin. Je n'ai besoin de rien, ni de personne. Je suis parfaitement heureux."
Aristote : "Un homme ne peut pas se contenter d'une telle vie. Ou alors il n'est pas pleinement humain."
Ermite : "Balivernes ! Je suis le meilleur des hommes."
Aristote : "Comment le saurais-tu, toi qui ne connais pas les autres ? Etre un humain, c'est vivre selon la vertu. Et la vertu est une pratique qu'on ne peut exprimer qu'avec les autres. Tu vis bien certes, mais tu ne pratiques aucune vertu puisqu'il n'y a personne avec qui tu puisses la pratiquer. Tu vis comme un ours, indépendant. Mais a-t-on vu un ours faire preuve de vertu ? Tu n'es pas un homme heureux puisque tu n'es même pas un humain. Un humain a des amis, où sont les tiens ?"
Ermite : "Mes amis sont la nature, mes oliviers, mes légumes."
Aristote : "Une véritable amitié se fait entre égaux. Tu es donc l'égal d'un olivier : planté et immobile. Tu survis en marge de la Cité au lieu d'y participer comme le fait tout véritable humain. Je vais donc te laisser prendre racine, adieu !"
Et Aristote reprit sa route, descendant vers Mégare.


Travail :
  1. Pour Aristote, de quel péchés se rendent coupables les plus riches? (Texte 2)
  2. Pourquoi Aristote ne veut pas écrire sur cette cité? (Texte 2)
  3. Quand Dieu apparût pour la première fois à Aristote? (Texte 1)
  4. Pourquoi l'ermite pense-t-il être heureux? (Texte 3)
  5. Pourquoi l'ermite n'est pas un homme de vertu d'après Aristote? (Texte 3)

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Theudbald a écrit:1.Pour Aristote, de quel péchés se rendent coupables les plus riches? (Texte 2)
- luxure
- colère
- avarice
- gourmandise
- orgueil
- envie
- acédie

2.Pourquoi Aristote ne veut pas écrire sur cette cité? (Texte 2)
Aornos est une cité où l'on trouve tous les péchés érigés en coutume. Aristote ne souhaite rien écrire à son sujet pour ne pas en perpétuer le souvenir.

3.Quand Dieu apparût pour la première fois à Aristote? (Texte 1)
Dans un temple d'Apollon, quand Aristote avait cinq ans.

4.Pourquoi l'ermite pense-t-il être heureux? (Texte 3)
L'ermite se croit heureux car il est capable de satisfaire ses propres besoins seul.

5.Pourquoi l'ermite n'est pas un homme de vertu d'après Aristote? (Texte 3)
L'ermite n'est pas un homme de vertu car, vivant sans contact humain, il ne peut en faire montre. C'est parmi ses égaux qu'on peut faire preuve d'amour et de don de soi.

Tullia a écrit:Très bon devoir, je préciserais juste que l'ermite croit pouvoir subvenir à ses besoins seuls. Il fait donc preuve d'orgueil.

Nous allons donc passer à la suite, et ainsi attaquer la partie plus "pratique" du séminaire.

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Re: Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Lun 4 Juin 2012 - 17:36

Tullia a écrit:
La messe

Ce cours va vous apprendre à célébrer la messe. La messe n’est pas un sacrement à proprement parler, car en général vous officiez seul(e). Il est cependant très important de saisir le concept de la messe, car nous nous en resservirons tout au long du cursus sur la liturgie.


I) La forme :

Ecrire des messes trop longues ne sert à rien. C’est joli, ça fait plaisir à soi même, mais personne ne les lit! Il faut faire des messes courtes et accessibles. Ce n ‘est pas une raison pour ne pas citer le livre des vertus pour autant! Un extrait court, bien commenté et faisant écho à la situation du moment est le bienvenu.

II) Déroulement de la messe :

1°) Accueil des fidèles.

2°) Prière de demande du pardon :
Exemple a écrit:Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes Amis, parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action.
Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi. Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés.

3°) Invitation à la confession au confessionnal

4°) Profession de la Foy en récitant le credo.
Exemple


5°) Lecture du livre des vertus
Il s'agit ici de lire un passage du livre des Vertus. Le passage choisi doit être en rapport avec le sermon. Il est donc nécessaire d'avoir lu au moins une fois le livre des Vertus afin de pouvoir retrouver un passage qui pourrait accompagner le Sermon.

6°) Sermon
Le sermon ou homélie est un discours prononcé par le prêtre lors de la messe. Il a lieu juste après la lecture du livre des Vertus. L'homélie a pour objectif d'expliquer et de commenter le texte lu, mais également d'établir d'éventuels rapprochements avec l'actualité du village ou duché.

7°) Communion
Exemple a écrit:Amies, Amis, communions ensemble :
Code:
[img]http://www.image-dream.com/membre/up/anonym/5e63e912a859d03c2731d14ac4b1a2b0.gif[/img]

8°) l’Envoi :
Information diverses sur la vie de la paroisse ou courte intention de prière.

ATTENTION : Il s’agit ici d’un exemple. Le prêtre peut, bien entendu, utiliser d’autres formulations et d’autres illustrations.


III) Travail à faire :

Vous ferez une messe en suivant le déroulement ci dessus tout en veillant à ce qu’elle ne soit pas trop longue et qu’elle donne envie d’être écoutée.
Le texte lu doit être extrait d'un texte non étudié en cours.

De nombreux exemples de cérémonies sont disponibles à la Biblihomélie, n’hésitez pas à vous en inspirer : http://biblihomelie.bb-fr.com/forum.htm

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Re: Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Lun 4 Juin 2012 - 20:52

Theudbald a écrit:Les cloches sonnèrent pour annoncer l'heure de la messe. Le curé ouvra les portes de l'église et accueillit chaleureusement les fidèles.



Quand tout le monde fut installé, le curé prit la parole d'une voix au ton bienveillant.
Reconnaissons ensemble et en toute humilité nos fautes, et demandons pardon. Prions à l'unisson :

"Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes Amis, parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action.
Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi. Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés."


Après un court instant, il commenta :
Si vous avez des péchés à vous faire pardonner, venez au confessionnal me rencontrer, après la messe. On ne peut pas obligatoirement être doué de toutes les vertus. Mais pour rester dans le droit chemin, celui de la paix, de la bonne conscience et du paradis, il convient de reconnaître ses fautes et s'en repentir.

Bien. Récitons maintenant le credo.




Il entreprit ensuite de lire un passage du Livre des Vertus.

Livre de la Pré-Histoire, chapitre III - L'acédie !

La société des hommes et des femmes était belle et raffinée.

Ainsi, ils apprirent à produire du vin à partir du raisin, après de longues années passées à tenter de saisir les subtilités de l’affinement d’une telle boisson. Ils découvrirent également comment brasser la bière à partir de l’orge et du houblon. Pour cela, ils inventèrent des fours à la taille impressionnante. Ils durent apprendre à travailler de concert afin d’arriver à de tels résultats. Mais aucun ne doutait que le jeu en valait la chandelle. [...]

Mais toutes les inventions que les humains avaient créées rendaient leur labeur moins dur. Ils avaient de moins en moins de travail à faire et de plus en plus de fruits à récolter. Là où auparavant, il leur fallait un mois pour récolter du blé, il ne leur en fallait plus désormais que le tiers. Alors qu’ils ne pêchaient auparavant qu’un poisson tous les deux jours, ils en avaient dorénavant un par jour, parfois deux. Là où ils leur fallait jadis travailler chaque jour pour cultiver des légumes, il ne leur restait plus désormais qu’à récolter. [...]

Les humains se laissèrent griser par la douceur de leur vie. Elle leur semblait si douce et si agréable qu’ils ne comprenaient plus l’intérêt de consacrer leur vie au travail. Chaque plaisir leur donnait l’occasion de négliger leur labeur. Ils aimaient le monde, mais ils l’aimaient pour lui-même, pas parce que Dieu leur avait donné, par amour pour eux. Ils se détournaient peu à peu de l’amour de Dieu.

Le premier péché fut ainsi involontairement découvert par les humains. Elle porta plus tard le nom d’acédie. Celle-ci consistait à se détourner de l’amour divin, de s’abandonner à la vie matérielle en négligeant la vie spirituelle, de se préoccuper de l’instant sans garder à l’esprit ce pour quoi Dieu nous avait conçus. Elle allait amener aux autres péchés, conduisant ainsi les humains à leur perte. Elle atteignit son comble lorsque le dimanche ne fut plus occupé à la prière, mais à la paresse.


Il referma le Livre d'un coup sec qui résonna dans l'église.
A ceux qui s'étaient assoupis, ce texte parlait justement de vous.

Sommes-nous fiers de notre pays et de ce qu'il produit ? Oui. Le labeur, la rigueur et la patience de nos ancêtres nous font profiter aujourd'hui d'un travail moindre. Les disettes se font rares et le vin est bon et abondant. Quelques jours d'efforts suffisent pour vous assurer le bien-être toute l'année, et vous bénéficiez de plus de 120 jours chômés chaque année. Mais gare ! Paix et prospérité mènent à oisiveté et décadence. Sans s'en apercevoir, l'on sombre au très subtil et très discret appel de la créature sans nom, usant de toute sa finesse pour nous mener à notre perte, à notre insu.

Allez-vous voter ? Vous investissez-vous pour la défense de votre ville ? Pour le commerce ? Servez-vous le duché ? Votre nom a-t-il jamais été inscris sur une liste ducale ? Ravitaillez-vous les gens de guerre bourguignons lorsqu'ils marchent en colonne dans votre rue, plutôt que fermer votre porte par peur du pillage ?
Les routiers bourguignons sont de bons Aristotéliciens, qui ont refusé la paresse et la passivité. Ils sont en armes à parcourir les routes pour protéger notre village, permettant hélas à nombre d'entre nous de céder à l'oisiveté et à la paix.

De l'énergie et de l'initiative, fidèles Aristotéliciens ! Dieu n'aime pas les pécores.


Sur cette conclusion, le curé écarta les bras en guise d'invitation.
Venez maintenant partager le pain, ainsi que Christos l'enseigna : en toute amitié fraternelle, sans laquelle nous ne serions que des écorcheurs. L'amitié est le sens de notre vie.



Il salua un à un les fidèles en leur remettant un fragment du pain, leur enjoignant de se faire connaître de la bourgmestrie, de la milice et des armées seigneuriales.

Tullia a écrit:Bien, je dois dire que votre messe est plutôt pas mal, bien qu'un peu courte.
Je pense qu'un message de bienvenu n'aurait pas été de trop, car là, vous attaquez directement sur la prière du pardon.
En revanche, vous avez très bien décoré l'église (les images Wink )

Il y a juste une chose qui me dérange un peu... Votre sermon. En effet, je le trouve assez agressif et la dernière phrase est plutôt limite... Le message en lui-même est tout à fait bien, mais la forme ne va pas, je pense que cela aurait été mieux avec un ton plus agréable. Vous savez, beaucoup de gens ne vont pas à la messe par plaisir, mais parce qu'ils s'y sentent contraints. Alors, si ils passent une heure à recevoir des reproches, ils ne risquent pas de revenir...

Bien, ce n'est donc pas une mauvaise messe, puisqu'elle est plutôt complète, la forme est juste à revoir.

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Re: Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Mer 6 Juin 2012 - 12:04

Tullia a écrit:
Le baptême

Ce cours va vous apprendre à célébrer le baptême, aussi appelé rite d’entrée dans la communauté aristotélicienne. Vous serez certainement amené à réaliser ce sacrement de très nombreuses fois, et parfois en groupe.


A) Informations

Le baptême est la cérémonie d'entrée dans la communauté aristotélicienne. C'est donc un sacrement très souvent pratiqué. Il est important de souligner l'aspect d'entrée dans la communauté aristotélicienne comme une seconde naissance.
Des baptêmes collectifs peuvent être organisés en cas de beaucoup de demandes. La cérémonie ne change pas pour autant.
Le parrainage est hautement souhaité mais non une obligation, à part pour les reconversions. Toutefois la personne faisant office de parrain ou de marraine doit être baptisée et non sujet à interdictions.

Avant de procéder au baptême, le clerc devra obligatoirement réaliser une préparation au baptême appelée "Pastorale". Il existe une Pastorale Officielle, validée par la Préfecture à l'Enseignement Aristotélicien et la Congrégation du Saint Office, qui devra être privilégiée, cependant, le clerc officiant pourra réaliser sa propre pastorale à la condition de la présenter à la préfecture pour validation.
A l'issue de cette pastorale, le clerc devra s'assurer que le futur baptisé comprend bien les engagements qu'il prend en entrant, par le baptême, dans la grande famille des croyants aristotéliciens. Pour cela, il devra obligatoirement lui faire passer "L'Examen de Préparation au Baptême" que vous trouverez en annexe ci dessous.
Ce n'est qu'une fois que ces formalités, imposées par le droit canon, auront été satisfaites que le baptême pourra être célébré.
En cas de non respect de ces obligations, le baptême sera considéré comme nul et non avenu.

Lien vers l'intégralité du texte du droit canon relatif au baptême[/b]


B) Cérémonie type

1) Accueil des fidèles

2) Confession

3) Récitation du Credo par le parrain ou la marraine

4) Lecture d'un passage du Livre des Vertus en lien avec le baptême par le parrain ou la marraine

5) - Brève description de la religion aristotélicienne (Agrégation à la communauté des croyants, Illumination de l'Ame par la Foi, Début du chemin de purification, Libération de la vision purement matérielle du monde : accession au monde des Idées, Promesse du paradis.
- Arrivée devant le baptistère
- Serment d'allégeance à l'Eglise par le baptisé
- Aspersion d'eau accompagné des paroles : "Je te baptise au nom de l’Eglise Aristotélicienne et au nom du Très Haut, pour l’amitié de tous les Saint et pour l’amour du Père de l’humanité"
- Le baptisé reçoit un cierge et le célébrant le renvoie par une exhortation à porter par ses exemples la lumière aux autres et lui dit ce qu'il a gagné par le baptême et ce qu'il risque de perdre en trahissant son engagement solennel par une conduite déshonnête.
- Le baptisé reçoit aussi une médaille aristotélicienne de couleur bleu cyan, couleur des fidèles Aristotéliciens baptisés, ils pourront l’utiliser sur leurs signatures afin d’afficher leur engagement aristotélicien.




Vous pouvez utiliser cette image spécifique au baptême pour le serment d'allégeance :



Code:
[img]http://img49.imageshack.us/img49/8021/sermentbaptemeba2.png[/img]

6) Fin de la cérémonie, tous viennent féliciter le(s) nouveau(x) baptisé(s).

(La B.U.A a également des exemples de baptêmes dans ses rayons, allez y faire un tour en cliquant sur le lien en haut)


C) Exercice

Vous réaliserez un baptême avec un personnage type qui n'a pas été baptisé par le passé et qui a un parrain et une marraine.

De nombreux exemples de cérémonies sont disponibles à la Biblihomélie, n’hésitez pas à vous en inspirer : http://biblihomelie.bb-fr.com/forum.htm

Mis en forme par sœur Wilgeforte de Torretta-Granitola, corrigé par Mgr Yut.

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Re: Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Mer 6 Juin 2012 - 13:18

Theudbald a écrit:Les cloches de l'église retentirent dans le village, annoncant un évènement particulier et invitant les fidèles à venir y assister.



Le curé accueillit ainsi les Aristotéliciens présents :
Mes chers amis, réunissons-nous ce jourd'hui afin de baptiser et d'accueillir chaleureusement dans la foi aristotélicienne le dénommé Païen de Pont-l'Evesque.

Reconnaissons ensemble et en toute humilité nos fautes, et demandons pardon. Prions à l'unisson :

"Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes Amis, parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action.
Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi. Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés."


Après avoir récité pieusement la confession, il se tourna vers les parrains.
Jean-Oane, Aristotine, voudriez-vous réciter notre credo de concert ?

[Et texte du credo envoyé par MP]

Une fois que tous les fidèles avaient prononcé Amen, il reprit la parole.
La religion aristotélicienne est la réunion de toutes les gens décidées à ne pas laisser le monde aux main de la créature sans nom, dont le rôle est de soudoyer et de détourner nos coeurs du chemin de la vertu. Ce chemin nous mène à l'heure de notre mort vers le Paradis solaire, que Dieu a créé pour nous, pour les gens de bien, ceux qui vivent dans l'amitié universelle, afin de les récompenser. L'Eglise oeuvre pour conserver nos connaissances, pour les transmettre, pour que le plus grand nombre de gens acquièrent la conscience du bien et du mal, la conscience de Dieu et de sa création. Car l'humanité n'a pas toujours su que Dieu était le Créateur du monde, de toute chose, de toute vie, et des sentiments et des émotions. Sans ce savoir, l'Homme ne pouvait pas comprendre que Dieu leur réservait une place au Paradis, ou bien en Enfer, et il fallut que Dieu révèle à Aristote et Christos le destin de l'humanité afin que ladite humanité prenne conscience que la mort n'était pas une fin, et que l'obtention du salut était le but de la vie.
Mes amis, n'oublions pas, et enseignons.


Le curé enchaîna par cette lecture :
Quand cette foule se dissipa, la place se vida, laissant place aux gardes du procurateur romain qui gouvernait cette ville. C’est alors, mes amis, que j’eus l’une des peurs les plus profondes de ma vie. Les soldats, rouges, en habit de sang, faisaient irruption sur la place par les multiples ruelles.

Certains surgirent sur les murailles et d’autres sortirent de différents bâtiments, bloquant toutes les issues et toutes les portes. Un tribun descendit alors les marches du palais du gouverneur, accompagné d’un robuste centurion.

Arrivé au milieu de la place, le tribun arrêta sa marche, et se pencha du côté de son centurion. Ce dernier prit alors la parole et nous dit de sa grosse voix brutale :

" Toi, Christos, qui te dis le messie et le guide ! Je t’accuse de nuire à la cité. Tu es un fomenteur de révoltes, un dangereux révolutionnaire, un homme de troubles. Aussi je te demande de me suivre ! "

Nous autres, ses apôtres, étions paralysés par la peur. Nous n’entendions que le sifflement de la brise qui faisait s’agiter les capes des romains. Et nous guettions, inquiets, la réaction de Christos. Daju était terrorisé, lui qui avait été vexé de ne pas avoir été choisi par Christos pour construire son Eglise.

Christos dit alors au centurion :
" En vérité, je te le dis, homme de peu de foi, je ne te suivrai pas, mais c’est toi qui vas me suivre ! "

Alors, le tribun ordonna au centurion de se saisir de Jeshua, et l’officier, à la mine féroce s’approcha de nous d’un pas lent. Je respirais au rythme de la cadence de ses pas, essayant de calmer mon cœur qui s’affolait. Lorsqu’il se trouva face à Christos, le Centurion le regarda dans les yeux, intensément et assez longuement. Lorsque soudain, il ôta son casque et s’agenouilla en embrassant la robe de notre messie.

" Maître, supplia-t-il, à la plus grande surprise du Tribun, je voudrais vous suivre et faire partie de cette communauté de fidèles. Comment dois-je faire ? Je sais que je suis pécheur et que j’ai servi un mauvais maître, mais je t’en prie dis-moi comment me faire pardonner ! "

Alors Christos le releva et sous le regard médusé des romains, il prononça ces mots :
" Pêcheur, je te le dis, tu viens de faire la première chose que les fidèles devront faire ; se montrer humble et confesser leurs pêchés. Ainsi, si ton repentir est sincère, Dieu te pardonnera. "

Christos se tourna vers ses apôtres, et continua :
" Et vous, que les fautes commises par vos ouailles leurs soient pardonnées si elles viennent les confesser à vos oreilles, et qu’elles sont prêtes à en faire pénitence."

Alors, Christos s’approcha de la fontaine, et dit encore au Centurion :
" Par la grâce de l’éternel, je vais te laver de tes péchés, te ceignant d’eau, source de vie. "

Et Christos plongea ses mains jointes sous le jet de la fontaine. Il aspergea la figure du Centurion de cette eau en chuchotant ces paroles :

" Seigneur, daigne laver cet homme de ses péchés, et lui donner ainsi une nouvelle naissance parmi les croyants ! Au nom du Très Haut. Amen "

Puis, Christos nous appela à lui, nous, ses apôtres et, les uns après les autres, il nous ceignit de l’eau de la fontaine, nous faisant naître à nouveau. Il nous dit: " Mes apôtres, tant hommes que femmes, par la grâce de Dieu, vous voici lavés de vos péchés. A vous de Lui montrer que vous saurez vous montrer digne de cet honneur qu’Il vous fait, car le sacrement du baptême pourra être retiré à quiconque en trahit l’essence. "

Ce fut une journée intense que je n’ai jamais oubliée tant elle est gravée dans ma mémoire. Notre émotion était à son comble quand nous nous aperçûmes en plus que les soldats avaient déserté la place.


Il respira, puis son regard se porta sur Païen.
Païen, tel le centurion, a voulu être reconnu comme fidèle de Dieu, première étape de la voie qui mène au salut de l'âme.
Païen, approche maintenant du baptistère et prononce ce serment, si tel est ton souhait.




Le serment à l'Eglise dit, le curé pencha délicatement la tête du croyant au-dessus du baptistère avec sa main gauche. Du creux de la main droite, il prit un peu de l'eau bénite du baptistère et la versa solennellement sur le sommet du crâne de Païen, à quelques reprises. Ce faisant, le curé dit :
Je te baptise au nom de l’Eglise Aristotélicienne et au nom du Très Haut, pour l’amitié de tous les Saints et pour l’amour du Père de l’humanité.

Il lui releva ensuite la tête et lui remit une médaille, ainsi qu'un cierge dont la mèche était allumée.


Voici la médaille que tu peux désormais porter à ton coup, comme symbole de ta foi ; et voici une chandelle qui te permettra d'apporter la lumière à d'autres humains, ainsi que l'ont aujourd'hui fait ton parrain et ta marraine. Tu te trouves désormais sur le chemin des vertus, mais prend garde à ne point t'en écarter, car la créature sans nom ne manquera pas de t'appeler pour t'en détourner, en maintes occasions.
Va !


Puis il invita l'assemblée des fidèles :
Venez féliciter Païen de son arrivée sur le chemin des vertus ! Venez lui offrir votre amitié et vos encouragements !

Tullia a écrit:Votre baptême me semble tout à fait bien, j'ai l'impression que toutes les étapes y figurent. C'est un bon travail, vous allez maintenant vous entraîner au mariage.

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Re: Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Lun 11 Juin 2012 - 17:25

Tullia a écrit:
Le mariage


Ce cours va vous apprendre à officier une des plus agréables cérémonies : le mariage. Cette cérémonie reste cependant très rare à effectuer.


A) Informations

Le mariage est un évènement très personnel. Ceci n'est que la base. Il est recommandé de faire beaucoup de RP également concernant les mariés du genre "Ils sortirent main dans la main de l'église alors que des enfants leur jetaient des pétales de rose" que je ne met pas dans ce mariage type. La lecture de cet extrait de la Création est celui le plus souvent utilisé lors d'un mariage mais vous pouvez en mettre un autre, si vous en trouvez un qui soit adapté. Ici x est l'homme et y la femme.

B) La messe

1) Accueil des fidèles

2) Ouverture de la cérémonie


LECTURE ET HOMÉLIE EN RAPPORT AVEC LE SACREMENT DU MARIAGE

3) Credo
Récitation du credo par les fidèles


4) Célébration du mariage
Prêche décrivant les deux époux, ce qu'ils ont fait, les postes qu'ils occupent ou occupaient, leur place dans la ville, leur rencontre, ...

Bénédiction des alliances.

Le mariage suppose que les deux époux s'engagent l'un vers l'autre librement et sans contrainte, qu'ils se promettent amour mutuel et respect pour toute la vie, qu'ils accueillent les enfants que Dieu leur donne, et les éduquent selon les écrits d'Aristote et la pensée de Christos. x et y, est-ce bien ainsi que vous voulez vivre dans le mariage ?
x : Oui
y : Oui
x : y veux-tu être ma femme ?
y : Oui, je le veux et toi x veux-tu être mon mari ?
x : Oui, je le veux. Moi, x, je te reçois comme épouse et je serais ton époux. Je promets de t'aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves tout au long de notre vie.
y : Moi, y, je te reçois comme époux et je serais ton épouse. Je promets de t'aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves tout au long de notre vie.
x : y, reçois cette alliance, signe de mon amour et de ma fidelité.
y : x, reçois cette alliance, signe de mon amour et de ma fidelité.

5) Communion
Amies, amis, communions ensemble


6) Fin de la cérémonie
Informations diverses sur la vie future des mariés.


C) Travail

Célebrez un mariage entre deux personnes dont vous inventerez la vie, pour remplier tous les chapitres. Chaque marié aura un témoin.
Le texte doit contenir beaucoup de RP tournant autour du mariage surtout.

De nombreux exemples de cérémonies sont disponibles à la Biblihomélie, n’hésitez pas à vous en inspirer : http://biblihomelie.bb-fr.com/forum.htm

Mis en forme par sœur Wilgeforte de Torretta-Granitola

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Re: Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Lun 11 Juin 2012 - 17:33

Theudbald a écrit:Les cloches de l'église retentirent dans le village pour annoncer le début imminent de la cérémonie de mariage.



Fidèles Aristotéliciens, mes amis, nous nous réunissons aujourd'hui pour le plus heureux des évènements : le mariage de deux paroissiens, Jean-Oane et Aristotine.

Le curé s'éclaircit la gorge, ouvrit le Livre des Vertus et commenca la lecture d'un extrait choisi :
    Or, la fille de nos hôtes vint avec une cruche pour nous servir du pain et du vin, et Christos reconnut celle qui se nommait Natchiachia, et qui lui avait adressé la parole précédemment, lorsqu’elle était dans la foule.

    Natchiachia versa le vin de sa cruche dans la corne de Christos, et lui demanda :
    "- Maître, je suis en proie à un profond tourment de l’âme. Je voudrais te suivre dans tes enseignements, mais j’aime un homme qui habite ici et qui se nomme Yhonny, je l’aime d’un amour pur comme le diamant… Que dit Aristote sur cette question que dois-je faire ?"

    Christos lui répondit :
    "- Lorsque deux êtres s’aiment d’un amour pur et qu’ils souhaitent perpétuer notre espèce par la procréation, Dieu leur permet, par le sacrement du mariage, de vivre leur amour. Cet amour si pur, vécu dans la vertu, glorifie Dieu, parce qu’Il est amour et que l’amour que les humains partagent est le plus bel hommage qui puisse lui être fait. Mais, comme le baptême, le mariage est un engagement à vie, aussi, Natchiatchia, choisis judicieusement, car une foi que tu auras épousé Yhonny, vous ne pourrez plus vous y soustraire."

    Comme cette dernière parole frappa d’étonnement l’assemblée, car l’époque était à l’inconstance… Natchiatchia reprit :
    "- Mais, Maître, serons-nous assez forts pour respecter ce choix et vivre sans pécher ?"

    Alors, Christos répondit :
    "- Sachez que l’humain doute par nature, que l’amour qu’il éprouve pour Dieu et pour son prochain peut connaître autant d’aléas que la vie comporte d’épisodes. Mais la vie vertueuse est un idéal vers lequel l’homme doit tendre. Et, dans son chemin, il peut s’aider de la prière. La prière peut en effet être le moyen pour tous de renforcer cet amour lorsque cela est nécessaire. N’oubliez pas non plus la puissance de la miséricorde, qui est accordée grâce à la repentance. "


L'amour est une certaine forme que prend l'amitié aristotélicienne. C'est l'union de deux êtres qui éprouvent des sentiments tellement forts l'un envers l'autre, qu'ils décident de les sceller à jamais et les célébrer, pour la plus grande gloire de Dieu. C'est la forme de l'amitié aristotélicienne qui apporche le plus de la perfection, et c'est pour cette raison qu'il est nécessaire de l'officialiser et la faire reconnaître comme telle. Le mariage est une étape sur le chemin de la vertu et du paradis solaire.

Après un court instant de silence laissé aux fidèles pour digérer cette homélie, il poursuivit :
Récitons maintenant le credo, ensemble.



Aristotine a hérité de la ferme de ses défunts parents. Une énorme tâche lui a incombé, mais en vaillante Bourguignonne qui n'a pas besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer, elle s'atela à la tâche. Et elle s'en sortit d'excellente manière ! Son troupeau s'agrandit chaque année, ses récoltes sont belles et abondantes, et elle a même fait creuser un étang pour avoir du poisson en hiver. Loin d'être passive, elle mène sa barque comme un chef, avec intelligence et initiative. Sa masure s'enorgueillit d'un plancher de chêne depuis l'été dernier, preuve du soin qu'elle apporte à la tenue de sa maisonnée. Elle a fertilisé ses champs pour accroître encore plus ses récoltes et nourrir encore plus de monde.

Elle fut la maraine de Païen lors de son baptème, et c'est en cette occasion qu'elle rencontra Jean-Oane, le parrain.

Jean-Oane habite à la sortie du village, et il est purineur de métier. Il collecte les fertilisants, les mélange savamment et les laissent reposer, avant de les vendre et les épandre sur les terres arables. Depuis le baptème de Païen, il fréquentait Aristotine pour lui faire profiter de ses services. L'étendue des travaux lui conférait une activité pendant une bonne partie du printemps.

Ainsi, en se réunissant, Aritotine fournissant des terres, Jean-Oane sa science, chacun des deux prospérait. A force de fréquentation, une amitié particulière s'est développée, et aujourd'hui, nous sommes ici avec eux pour la célébrer.

Le mariage suppose que les deux époux s'engagent l'un vers l'autre librement et sans contrainte, qu'ils se promettent amour mutuel et respect pour toute la vie, qu'ils accueillent les enfants que Dieu leur donne, et les éduquent selon les écrits d'Aristote et la pensée de Christos. Jean-Oane et Aristotine, est-ce bien ainsi que vous voulez vivre dans le mariage ?


    Jean-Oane : "Oui."
    Aristotine : "Oui."
    Jean-Oane : "Veux-tu être ma femme ?"
    Aristotine : "Je le veux. Et toi, veux-tu être mon mari ?"
    Jean-Oane : "Je le veux. Moi, Jean-Oane, je te reçois comme épouse et je serais ton époux. Je promets de t'aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves tout au long de notre vie."
    Aristotine : "Moi, Aristotine, je te reçois comme époux et je serais ton épouse. Je promets de t'aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves tout au long de notre vie."


Le curé s'adressa aux témoins :
Avez-vous les alliances ? Je vais le bénir, puis Aristotine et Jean-Oane pourront se les échanger.

Les deux anneaux posés à plat l'un à côté de l'autre dans sa main, le curé les arrosa de goutelettes d'eau bénite, les projetant en signe de croix.
Prions Sainte Maria et saints qui là-haut sont, qu'accordent longue vie à cette unions. Amen.

Puis il les tendit à Jean-Oane et Aristotine.

    Jean-Oane : "Aristotine, reçois cette alliance, signe de mon amour et de ma fidelité."
    Aristotine : "Jean-Oane, reçois cette alliance, signe de mon amour et de ma fidelité."


Mes amis, vous voilà mariés pour la vie !
Que tous viennent célébrer les mariés, puis partagent le pain et le vin, ainsi que Christos nous l'a appris.



Tullia a écrit:Je pense que tout y est, vous n'avez oublié aucune étape. En fait, si j'avais juste quelque chose à vous conseiller, ce serait de décorer un peu plus les lieux, avec des fleurs, par exemple...(je veux parler ici d'images).
Mais cela reste plutôt bien, on peut entamer le dernier devoir.

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Re: Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Ven 15 Juin 2012 - 10:55

Tullia a écrit:
Les funérailles


Ce cours va vous apprendre à célébrer les funérailles, chose peu agréable à réaliser mais importante à maîtriser.
Il a été rédigé par monseigneur Uterpendragon, ce qui explique que sa présentation est différente des autres cours.




I - Informations


Le sacrement des Funérailles consiste principalement à rendre un ultime hommage au décédé, et ensevelir son corps. Tout être humain étant essentiellement composé d'eau et de terre est naturellement attiré par le centre de la Terre. Ceci ne le fera pas rejoindre le paradis, car seule l'âme s'élèvera et rejoindra soit les Enfers Lunaires, soit le Paradis Solaire, mais là n'est pas la question, car seul Dieu nous jugera à l'heure de notre mort, comme il est dit dans le credo.


    A) Au point de vue Canonique


  • Tout d'abord, afin d'éviter les bourdes, il faut savoir que seul un fidèle ou bien croyant peut recevoir ce sacrement. Les morts par suicide, ou bien les hétérodoxes, schismatiques et caetera ne peuvent pas être enterrés selon le rite aristotélicien. De plus, il est fortement conseillé d'attendre l'éradication avant de procéder à l'office.



  • Ensuite, tout clerc peut être habilité à donner ce sacrement, qu'il soit diacre, curé, évêque ou encore pape. Il se doit juste de respecter ce qui est donné comme le rite modèle pour ce sacrement et demander l'autorisation à l'évêque du diocèse où aura lieu la cérémonie. De plus, en cas de décès d'un évêque, c'est l'assemblée épiscopale qui donne son accord, et la curie pour un cardinal.



  • Quelques précisions, tout d'abord, dès enterré, si la personne réapparaît, ceci ne serait autre chose qu'un subterfuge, une mauvaise blague à laquelle il ne vaut mieux pas se mêler et prévenir illico presto la congrégation de la Sainte Inquisition ou bien votre supérieur direct. De plus, en cas de mariage, les funérailles mettent fin à l'union qui permet un remariage après un deuil - qui est préférable à une nouvelle union juste après le décès-.


    B) Au point de vue Dogmatique


  • Comme dit précédemment, tout être humain constitué d'eau et de terre est irrévocablement attiré par le centre de la Terre. Les funérailles comblent cet attraction. L'esprit - ou âme - revêt après son jugement un nouveau corps à l'image de la vie qu'il a eu, comme nous le savons bien. ( Pour plus de précisions, relisez votre cours sur l'Eclipse )


  • De nombreux points, au cours de l'office, rappelleront immanquablement le rite aristotélicien, tel que l'eau projetée dans la tombe, sur le cercueil est en rapport avec celle du baptême. Libre à vous de réfléchir à propos de cela, y associant des parcelles de vie d'un Aristotélicien.



II - Cérémonie type



    1. ARRIVEE A L'EGLISE
A ce moment là, le cercueil est amené devant l'autel, le prêtre se trouve sur le parvis et psalmodie :

Le prêtre :Après tous nos regards qui ont croisé le sien, qu’il puisse enfin voir le tiens seigneur.
Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami(e).

Le prêtre
: Après l’amitié qu’il a reçu et qui a guidé sa vie, accorde lui l’amitié ultime qu’et la tienne Seigneur.

Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami(e).

Le prêtre : Après les peines et les larmes qui ont obscurci sa vie, illumine sa route pour l’éternité.
Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami(e).

Le prêtre : Seigneur, nous tournons vers toi nos espoirs à l’heure où disparaît le corps de l’ami qui nous est cher.
Accorde-nous l’espérance de le revoir auprès de Toi pour les siècles des siècles.


Tous : Amen


    2. LES QUATRE SIGNES

Après être entré dans l'église, le cercueil est déposé devant l'autel, on peut déposer des fleurs et des cierges autour, une petite corbeille est laissée à l'entrée afin de recueillir les dons pour les mendiants.
Après un court accueil, l'officiant procède aux quatre signes, qui sont :


    Le signe de la lumière


Les cierges autour du cercueil sont allumés en silence


Le prêtre : "L’Amitié est la lumière du monde c’est la flamme qui réchauffe notre cœur.
Quelle éclaire maintenant la route de < Nom du défunt > qui le/la conduit maintenant au Royaume de Dieu !"



    Le signe de la foi


Le prêtre
: "< Nom du défunt >, nous déposons cette croix aristotélicienne sur ton cercueil.
Cette croix est le signe qui relie Aristote et le Christ, qu'elle soit pour toi signe de salut et de vie éternelle".



    Le signe des amis


L’un des amis du défunt apporte la corbeille de l’amitié

Le prêtre
: "< Nom du défunt >,nous déposons ces présent sur ton cercueil, signe de notre amitié, signe de notre prière, signe de notre cœur".


    Le signe de la mémoire


Ici, vous pouvez vous-même rédiger votre propre déclaration, mais inspirez vous de ceci :

Prêtre : "Cet enterrement nous rappelle plusieurs choses :
- Le souvenir d'un Ami aristotélicien qui vient de nous quitter. D'un homme/d'une femme qui avait une histoire, unique, avec Dieu. Qui était entouré de tendresse par Dieu. Qui a fait, ou non, l'expérience de cette tendresse.
Nous voici nombreux dans cette chapelle, autour de < Nom du défunt >, pour prendre conscience de ce lien d'amour qui l'a toujours uni Dieu, qui unit Dieu à chacun de nous, à tout instant.
- La mort viendra pour chacun de nous. pour les uns tôt, pour les autres plus tard. Pour les uns dans leur jeunesse, pour d'autres dans leur vieillesse.
Le Seigneur nous prévient : "Soyez prêts, soyez toujours prêts car vous ne savez ni le jour ni l'heure".
Aristote nous a guidé et Christos nous invite à prendre exemple sur lui, à trouver notre joie à vivre pour les autres, à aimer comme ils nous ont aimés.
Notre présence ici est prière. Nous invoquons Aristote qu’il mesure les péchés de notre frère/sœur et que Christos intercède auprès du seigneur pour qu’il le reçoive en son Paradis.




    3. LECTURE

Ici, un ami ou bien l'officiant lit un texte en rapport avec la mort et ce qui s'en suit. Evitez de prendre un vieux texte qui plombe le moral, pensez aux proches. Ceux que je saurais vous conseiller seraient par exemple quelques parties de L'Eclipse, à propos du paradis, ou bien encore de La Fin des Temps, partie IV, à propos du jugement, bien que celui-ci soit nettement moins joyeux. Si vous préférez un texte à propos de vies exemplaires, prenez par exemple le passage d'une hagiographie et poursuivez avec un court sermon à propos de la vertu et de la Foi, qui mènent au Paradis Solaire.



    4. INTERVENTION DE CEUX LE DESIRANT

Ici, les amis du défunt peuvent parler de lui, dire ce qu'il a fait, ce qu'il a été, ses qualités... Ou n'importe quoi d'autre, du moment que cela reste respectueux de l'Eglise et d'autrui. Pensez bien à organiser l'office auparavant, afin de ne pas se retrouver sans personne évoquant le concerné...




    5. LE SIGNE D'ADIEU

Juste avant de quitter l'église en direction du cimetière, un léger recueillement est conseillé, ainsi qu'une courte prière. Vous pouvez prendre ceci comme modèle :


Le prêtre
: "Avant de quitter la chapelle, nous allons dire un dernier adieu à notre frère/sœur < Nom du défunt >

Avec respect et affection, confions-le/la à Dieu dans l'espérance de nous retrouver un jour auprès de Lui
*.


[UN INSTANT DE SILENCE]



Avec tous ceux qui nous ont précédés et qui vivent déjà auprès du Seigneur,

avec l'immense cortège des saints, nous souhaitons un bon dernier voyage à son enveloppe charnelle.
"

* : Dans ce cas là, Dieu.



    6. DEPOSITION AU CIMETIERE

Après que le cercueil ait été fermé, le cortège arrive au cimetière, tandis que les présents forment un cercle autour de la tombe.

Prêtre : "Nous allons maintenant confier à la terre le corps de notre frère/soeur dans ce lieu où reposent déjà tant de défunts de nos familles. Le moment est venu de lui dire "à Dieu".
C'est un moment de tristesse, mais il faut que l'espérance reste forte en nous. car nous espérons le/la revoir quand Dieu nous réunira, dans la joie de son Royaume.
Recueillons-nous en pensant à tout ce que nous avons vécu avec < Nom du défunt >, à ce qu'il/elle est pour nous, à ce qu'il/elle est pour Dieu."


Silence pendant la descente du cercueil
Ensuite, le prêtre asperge le cercueil d'eau bénite et dit :

"Cette eau, souvenir de ton baptême,
nous rappelle que Dieu a fait de toi son enfant.
Qu'il te reçoive aujourd'hui dans sa Paix !"


Enfin, chacun passe et jette une poignée de terre dans la tombe, puis chacun s'en va tandis que l'officiant présente ses condoléances à la famille et aux proches.

N'oubliez pas de reverser les dons faits ce jour là si vous profitez d'une messe In Greatibus, ne gardant que le strict minimum pour l'office (Achat du pain et du vin).



III - Exercice

Vous célébrerez les funérailles d'une personne type connue dans son village en respectant le modèle donné. Utilisez quelques images, mais pas trop non plus, afin d'égailler la cérémonie.


Vous êtes à sec d'idées? Allez donc voir à la Biblihomélie !

Et en lecture supplémentaire, vous pouvez jeter un coup d’œil à L'intégralité du Droit Canon à ce propos.

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Re: Séminaire en aristologie

Message par Theudbald le Ven 15 Juin 2012 - 11:11

Theudbald a écrit:Les cloches sonnèrent le glas, avertissant les fidèles que des funérailles étaient sur le point de commencer. Chacun pouvait solennellement se rendre à l'église pour rendre un ultime hommage au défunt.



A l'entrée, dans l'église, une corbeille de l'amitié avait été placée en évidence, pour que ceux qui le désirent puissent donner quelques écus, ou un peu de nourriture. Le contenu de la corbeille serait traditionnellement donné aux pauvres. La bière avait été installée auprÈs de l'autel, des couronnes de fleurs de pourpre et d'argent à l'entour. Le sommet du crâne du défunt avait éte soigneusement enroulé d'une étoffe blanche, pour cacher la terrible blessure.



Mes amis, réunissons-nous, avec piété et respect, pour rendre un dernier hommage au duc Jean, retrouvé par les frères chartreux gisant sur le pont de notre ville, où des lâches, inspirés par les suggestions de la créature sans nom, l'ont fait mourir.

Demandons pardon à Dieu pour nos péchés. Récitons le credo.




Le curé, près de l'autel, leva les bras, incitant l'assemblée des fidèles au silence et au recueillement.
Le prêtre : Après tous nos regards qui ont croisé le sien, qu’il puisse enfin voir le tiens seigneur.
Les fidèles : Seigneur, ne détourne pas ton regard de notre ami.
Le prêtre : Après l’amitié qu’il a reçu et qui a guidé sa vie, accorde lui l’amitié ultime qu’et la tienne Seigneur.
Les fidèles : Seigneur, ne détourne pas ton regard de notre ami.
Le prêtre : Après les peines et les larmes qui ont obscurci sa vie, illumine sa route pour l’éternité.
Les fidèles : Seigneur, ne détourne pas ton regard de notre ami.
Le prêtre : Seigneur, nous tournons vers toi nos espoirs à l’heure où disparaît le corps de l’ami qui nous est cher. Accorde-nous l’espérance de le revoir auprès de Toi pour les siècles des siècles.

Tous : Amen.

Puis, d'une démarche lente, posée et solennelle, le curé se munit d'une chandelle, et alluma toutes les chandelles autour du cercueil, une à une, en silence.
Il déclara ensuite :

L’Amitié est la lumière du monde c’est la flamme qui réchauffe notre cœur.
Qu'elle éclaire maintenant la route de Jean de Valois qui le conduit maintenant au Royaume de Dieu !




Il appliqua soigneusement une croix de bois contre le bois du cercueil.
Jean de Valois, nous déposons cette croix aristotélicienne sur ton cercueil.
Cette croix est le signe qui relie Aristote et Christos, qu'elle soit pour toi signe de salut et de vie éternelle.


La suite du duc étant depuis deux jours introuvable, c'était l'un des frères chartreux qui avait retrouvé le corps sans vie du duc qui apporta la corbeille de l'amitié, que les fidèles avaient garni à l'entrée de l'église, pour la poser sur le cercueil.
Jean de Valois, nous déposons ces présent sur ton cercueil, signe de notre amitié, signe de notre prière, signe de notre cœur.

Il inspira une goulée d'air, lentement.
Cette cérémonie funéraire est en l'honneur d'un fidèle aristotélicien, Jean de Valois, qui nous a quitté. Pour la gloire du Très Haut, il est parti en croisade, jusqu'à Nicopolis, et en est revenu. Il a passé sa vie à défendre l'Aristotélité, le principe de paix, le peuple bourguignon, et aussi le peuple de France, contre les menaces infidèles à l'est, contre la folie des plus grands, des princes de France qui taxent les pauvres sans limite pour financer leurs cours et leur armées, contre les écorcheurs qui ravagent les campagnes, contre les va-t-en-guerre.
Nous sommes autour de sa dépouille aujourd'hui pour témoigner de notre reconnaissance. Car nous prenons conscience de ce lien d'amour qui l'unissait à Dieu. Un modèle d'Aristotélicien nous quitte, car c'est ainsi que cela devait être. Tout le monde voit son corps retourner à la terre un jour, et son âme monter jusqu'à Dieu pour y être jugé.
Dieu nous prévient : "Soyez prêts, soyez toujours prêts car vous ne savez ni le jour ni l'heure". Le duc Jean est parti subitement, lors d'une entrevue avec le Dauphin qui aurait dû sans doute voir la paix revenir sur notre pays. Sa vie a été fort écourtée, et prions pour que ce qu'il a effectué dans ce court laps de temps lui soit suffisant pour racheter ses péchés.


Il ouvrit ensuite le Livre des Hagiographies, et lut l'agonie de Saint Bynarr.
    Sentant la mort arriver, il se rapprocha encore plus de ses fidèles avec lesquels il se mit à entretenir des liens étroits. Il aspirait à une Eglise très présente dans une Bourgogne unie dans l’amitié aristotélicienne, prospère et ayant une place dominante au sein des Royaumes. Il allait volontiers à la rencontre de ses fidèles et a toujours soutenu le projet d’ouverture de l’abbaye de Cluny.
    Quelques heures avant sa mort, alors qu’il agonisait, il reçut d’abord les derniers sacrements puis la visite d’un jeune fidèle atteint de la vérole. Les médecins avaient prédit à cet enfant une mort certaine d’ici la fin de la semaine. Lui et ses parents entrèrent dans le presbytère en implorant le Tout-Puissant. Le prêtre qui donnait les derniers sacrements voulait qu’ils partent, ne souhaitant pas attraper la vérole, mais Bynarr, de sa voix de diplomate qui lui servit tant, l’invita à le laisser avec l'enfant. Il le prit donc dans ses bras. En même temps, il cueillit un lys qui poussait dans un bac de bois, sur le rebord de la fenêtre.
    Bynarr dit alors au malade : « Demain, je ne serai plus de ce monde, j’ai déjà servi le Très-Haut comme je l’ai pu et maintenant, il m’appelle à le rejoindre ; mais toi, tu as encore tout à apprendre, tout à faire. Cette nuit, je vais prier pour que le Très-Haut te guérisse et, quand j’arriverai sur le Soleil, tu guériras. Demain, tandis que l’on me retrouvera mort dans mon lit, toi, tu te réveilleras soigné. Va, prends ce lys et retourne chez toi pour prier ! »
    L’enfant acquiesça et s’en retourna en pleurant de joie. Toute la nuit jusqu’à minuit, heure où il s'endormit, il pria le Très-Haut. Bynarr, souhaita de ne plus être visité pour prier l’enfant avec toute sa ferveur, ce qu’il fit jusqu’à minuit, lorsque le Tout-Puissant le rappela. Le lendemain, on retrouva Bynarr mort, les mains en signe de prière, les yeux fermés et le sourire de la satisfaction du travail accompli aux lèvres. Au même moment, le petit enfant qu’il avait accueilli se réveilla, guéri. En dehors de sa maison, on trouva plusieurs dizaines de lys. Plusieurs Sémurois ont confirmé qu’il fut toute sa vie en parfaite santé et que, chaque jour, il entretint les lys.


Bien que le duc Jean savait qu'il se mettait en danger en allant sur ce pont, il le fit. Il ne prit point garde des avertissements de ses gens et s'y rendit, car il devait y discuter de l'apaisement du royaume, une cause qui dépasse la vie d'un homme, fut-il duc. Peut-être que comme Saint-Bynarr, il sentit sa fin venir, mais s'offrit en sacrifice, car le contraire n'était pas chose qu'il put admettre, ayant eu à coeur de suivre le chemin de la vertu sa vie durant. Le don de soi, c'est sans doute la vertu à cultiver le plus. Ne soyons pas tristes, car le trépas du duc Jean ne sera pas vain. Il saura inspirer les Hommes pour des décennies, et sans doute plus. Remercions-le du cadeau qu'il nous fit.

Avant de quitter la chapelle, nous allons dire un dernier adieu à notre frère le duc Jean. Avec respect et affection, confions-le à Dieu dans l'espérance de nous retrouver un jour auprès de Lui.

Il s'immobilisa, les mains jointes, pendant un moment, en recueillement, dans le plus grand silence, avant de reprendre.
Avec tous ceux qui nous ont précédé et qui vivent déjà auprès du Seigneur,avec l'immense cortège des saints, nous souhaitons un bon dernier voyage à son enveloppe charnelle.

Avec l'aide de Chartreux, le cercueil fut clos. Il fut ensuite hissé sur leurs épaules. Les Chartreux le convoyèrent lentement vers la sortie de l'église, sous le regard des fidèles, puis ils se dirigèrent vers le cimetière où le cercueil serait entreposé, suivis par le cortège qui sortait de l'église.

Nous allons maintenant confier à la terre le corps de notre frère le duc Jean, dans ce lieu où reposent déjà tant de défunts de nos familles. Le moment est venu de lui dire "à Dieu".
C'est un moment de tristesse, mais il faut que l'espérance reste forte en nous. Car nous espérons le revoir quand Dieu nous réunira, dans la joie de son Royaume.
Recueillons-nous en pensant à tout ce que nous avons vécu avec le duc Jean de Valois, à ce qu'il est pour nous, à ce qu'il est pour Dieu.


Les Chartreux descendirent le cercueil en terre, en silence. Le curé l'aspergea ensuite d'eau bénite, en signe de croix.
Cette eau, souvenir de ton baptême, nous rappelle que Dieu a fait de toi son enfant. Qu'il te reçoive aujourd'hui dans sa Paix !

Les fidèles présents passèrent ensuite un à un devant la tombe, jetant une poignée de terre sur le cercueil. La corbeille de l'amitié était dans les mains du curé. Il la donnerait après que tout le monde soit parti aux frères chartreux, qui avait préparé le corps, pour qu'il puissent en dirtribuer les fruits aux nécessiteux, dans leur monastère.

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Theudbald
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